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 Sainte Isidora Folle-en-Christ; 10-23 mai

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Philippe Crévieaux



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Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: Sainte Isidora Folle-en-Christ; 10-23 mai   Sam 23 Mai - 9:41

SAINTE ISIDORA FOLLE-EN-CHRIST D' EGYPTE 1 – 10 mai
La Moniale Isidora, Folle-en-Christ, lutta au Monastère de Tabenne (Egypte) durant le sixième siècle. La Vierge Isidora pris sur elle-même de simuler la folie, elle laissa croire à son impureté et ne prit pas ses repas ensemble avec les sœurs du monastère. Nombre d'entre elles la regardèrent avec dédain, mais Isidora porta tout cela avec grande patience, bénissant Dieu pour tout.

Elle travailla aux cuisines et accomplit toutes les tâches les plus sales et les plus pénibles du monastère, nettoyant le monastère de toute impureté. Isidora se couvrait la tête avec un simple linge de cuisine, et au lieu de plats cuisinés, elle but l'eau savonneuse restant dans les pots et plats. Elle ne se mit jamais en colère, n'insulta personne, pas un mot plus haut que l'autre, ne récrimina jamais ni contre Dieu ni contre les sœurs, s'adonnant au silence.

Un jour, un Moine du désert, Saint Pitirim, eut une vision. Un Ange de Dieu lui apparut et lui dit : "Va au Monastère de Tabenna. Là tu trouveras une sœur, elle porte un linge de cuisine sur la tête. Elle sert tout le monde dans l'amour, et supporte leur mépris sans se plaindre. Son cœur et ses pensées reposent toujours en Dieu. Par comparaison, tu reposes dans la solitude, mais tes pensées s'égarent partout dans le monde."

L'Ancien partit pour le Monastère de Tabene, mais il ne vit pas parmi les sœurs celle que la vision lui avait indiquée. Alors, elles lui amenèrent Isidora, la considérant comme possédée. Isidora tomba à genoux devant l'Ancien, lui demandant sa bénédiction. Saint Pitirim se courba jusqu'au sol devant elle et dit "Bénissez-moi d'abord, vénérable Mère!"

L'Ancien répondit à la surprise des sœurs, qui le questionnaient : "Devant Dieu, Isidora est plus grande que nous tous!"Alors les sœurs commencèrent à se repentir, confessant toutes les insultes dont elles avaient couvert Isidora, et lui demandèrent son pardon. Cependant, la sainte, perturbée par cette soudaine reconnaissance, quitta secrètement le monastère, et son sort final resta inconnu. On présume qu'elle ne s’est pas endormie dans le Seigneur plus tard que l'année 365.

Hymne de louange – Saint Pitirim

Dans le désert, l'Ascète Pitirim
Priait Dieu et se demandait :
Est-ce qu'il y a dans ce monde quelqu'un qui m'équivaille?
Alors un Ange de Dieu lui apparut,
Et reprocha gentiment à Pitirim:
Dans tes pensées, tu te glorifie, O Ancien
Comme si en ce monde il n'y avait pas meilleur que toi!
Alors viens, suis-moi, O Ancien Pitirim,
Viens, suis-moi pour voir une vieille femme,
Isidora qui s'est faite elle-même "folle-en-Christ,"
Viens la voir et étonnes-toi :
Elle, jamais ne sépare son coeur de Dieu,
Toutes ses pensées, c'est en Dieu qu'elles se trouvent,
Et non pas comme toi qui en chair est ici,
Et en pensées à l'autre bout du monde!
Et toutes ses mortifications que tu vois
Qu'une femme t'en rende honteux!
Et la sagesse de Dieu dont tu te glorifies
Elle, au milieu des ronces, elle nourrit les roses!

ou

Il y avait dans un monastère de femmes, à Tabennes, en Egypte, raconte Saint Basile, une soeur qui se faisait passer pour folle et possédée du démon : les autres soeurs la crurent si bien que nulle d'elle ne voulait même manger à ses côtés. Elle en agissait ainsi pour qu'on ne l'ôtât jamais de la cuisine, dont les humbles fonctions lui avaient paru si propres à la sanctifier.
Tandis que les autres religieuses couvraient leur tête d'une coule, elle enveloppait la sienne d'une espèce de turban confectionné avec d'infimes morceaux d'étoffes : d'où il paraît assez que l'uniformité du costume n'était pas exigée à cette époque dans les monastères.

Nulle des quatre cents Moniales dont se composait celui-là, ne la vit jamais manger; jamais elle ne prit place à table : elle faisait son repas en lavant la vaisselle, et encore ce repas était-il composé des débris restés sur les tables. Jamais on ne la vit entamer un morceau de pain. Maltraitée par tout le monde, jamais un murmure ne sortit de sa bouche : elle ne parlait que par nécessité et le plus souvent pas du tout.

Or, à quelque distance de là, vivait un Saint homme nommé Pyotère. Un ange du Ciel lui apparut et lui dit : "Va au Monastère des femmes de Tabennes : là tu trouveras une des Moniales ayant une espèce de couronne autour de la tête; tu apprendras qu'elle vaut mieux que toi. Malgré les tribulations du jour et de la nuit qui la visitent, jamais son coeur ne s'est détourné de Dieu. Elle lutte contre toute une multitude et n'est jamais troublée, tandis que toi, qui vis seul ici, dans le coin du désert, tu promènes ta pensée à travers mille distractions".
Pyotère se mit aussitôt en marche pour ce monastère : y étant arrivé, il pria les maîtres des Frères de l'introduire dans l'habitation des femmes. C'était un Saint et de plus un vieillard; la permission lui fut donc facilement accordée. Il demanda alors à voir toutes les soeurs : or, celle-là seule qu'il voulait voir ne se trouvait pas dans les rangs de la communauté. "Mes soeurs", leur dit-il, "vous n'êtes pas toutes ici!". - "Mon père", lui dit-on, "il reste une folle à la cuisine; c'est ainsi que nous appelons les possédées du démon". - "Permettez que je la voie". - On alla donc chercher la prétendue folle. Or, celle-ci se refusait à cette exhibition. Mais lorsqu'on lui eut nommé Saint Pyotère, elle céda.

Le Saint l'ayant reconnue à son turban, se jeta à ses genoux et s'écria : "Bénis-moi". A son tour elle se prosterna à terre et dit : "Que ta main s'étende sur moi".

On peut s'imaginer l'ébahissement de toutes les soeurs qui se mirent toutes à la fois à dire : "Mon père, ne t’humilie pas à ce point, tu as affaire à une folle". "Vous toutes, vous êtes folles", reprit Saint Pyotère : "Celle-ci est votre Amma (votre mère) et la mienne. Je prie Dieu d'être trouvé aussi méritant qu'elle, au jour du Jugement".

A ces paroles, les Moniales tombèrent aux pieds de l'humble laveuse de vaisselle comme frappées d'un coup électrique, et chacune lui fit la confession de ses torts envers elle.

Saint Pyotère les réconcilia avec Dieu et leur soeur, puis se retira.

Quelques jours après, l'humble aide-cuisinière ne pouvant supporter d'avoir été ainsi glorifiée, rougissant d'ailleurs des excuses que lui avaient faites les Moniales, quitta secrètement le couvent et alla terminer sa vie dans la plus complète obscurité. "Si quelqu'un d'entre vous se croit sage en ce monde, qu'il devienne fou, pour être véritablement sage". (1 Co 3)
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