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 Saint Onésime de Soissons; 13-26 mai

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Philippe Crévieaux



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Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: Saint Onésime de Soissons; 13-26 mai   Mar 26 Mai - 14:44

SAINT ONESIME, EVEQUE DE SOISSONS (FIN 4° S.)
Onésime, contemporain de Saint Hilaire de Poitiers et de Saint Martin de Tours, ces illustres Pontifes qui jetèrent tant de gloire sur l'Eglise des Gaules, imita leur zèle en travaillant à extirper de son diocèse les restes de l'idolâtrie qui avaient survécu aux efforts apostoliques des premiers Evêques, surtout dans les campagnes, dans les forêts et sur le bord des rivières où le culte druidique conserva longtemps quelque empire. On peut même dire qu'il ne put jamais être tellement aboli qu'il n'en restât quelque réminiscence dans les superstitions dont certaines fontaines et pierres extraordinaires sont encore aujourd'hui l'objet. Du reste, pour transformer le culte idolâtre rendu aux arbres antiques, aux rochers par les anciens Gaulois, en un culte moins superstitieux, les Evêques y placèrent des Reliques, y figurèrent des croix, ou y attachèrent la mémoire de quelque Saint qui aura remplacé la divinité à laquelle ils étaient primitivement dédiés.

Mais les croyances druidiques, transportées dans les usages religieux et naïfs du peuple, lors de la diffusion du Christianisme, n'en demeurèrent pas moins fort entachées de superstition. On a vénéré de tout temps ces grès énormes, ces pierres sacrées, qu'on voit près des églises, à Brétigny, à Neuilly-Saint-Front, à Bitry, à Caisne. Ce sont, il est vrai, selon la croyance populaire, des Saints qui y ont touché, qui s'y sont reposés, qui y ont laissé l'empreinte de leurs pas comme sur la pierre Saint-Martin, à Autrèches; mais la confiance que l'on a en leur vertu, plus que problématique, ne rappelle que trop les erreurs grossières de nos pères avant leur conversion à la Foi.

"Onésime s'appliqua donc à soumettre au joug léger de l'Evangile le pays soissonnais où dominait encore la puissance du démon. Partout les autels des faux dieux sont renversés, et les temples païens détruits."

Il administre le Saint Baptême à de nombreux néophytes et il fait, "dans la vallée soissonnaise, beaucoup de miracles nécessaires à la tendre enfance de cette Eglise naissante". Il s'efforça aussi de la préserver de l'hérésie arienne qui avait gagné les Gaules. Les Evêques gallo-romains réussissaient d'autant plus dans leurs entreprises pour l'avancement du Christianisme, qu'ils étaient mieux secondés par le pouvoir impérial. Julien l'Apostat avait bien essayé quelques efforts pour la restauration du paganisme, mais, outre que ce culte absurde ne pouvait ternir aux lumières de la Foi, Théodose eut bientôt fait oublier ces tentatives passagères en décrétant la fermeture des temples et la proscription définitive du vieux culte agonisant (393-395).

Onésime, comme son confrère Martin de Tours, joignait à la parole ardente d'un autre une piété exemplaire, l'amour ou plutôt la passion des souffrances, le mépris des richesses et l'aversion des plaisirs. D'une constitution faible et maladive, il savait dominer par la puissance de son âme les infirmités d'un corps travaillé par la douleur. Il s'était voué à lui-même une haine qui faisait de sa vie un martyr continuel. Sa naissance céleste fut si édifiante et si pleine de mérites que les fidèles qui l'avaient regardé comme un Saint pendant sa vie, le canonisèrent d'une voix unanime après son décès arrivé dans une extrême vieillesse, le 3 des ides de mai (13 mai), vers la fin du quatrième siècle.

Il fut inhumé dans la chapelle de Saint-Georges située au cimetière de ce nom, dans le fisc de Crouy. Selon l'historien de la métropole de Reims, le corps de Saint Onésime fut, dans la suite, transféré dans l'église du monastère qui s'éleva sur l'emplacement du domaine impérial de Crouy et il y resta quatre-vingt-dix ans, après lesquels il fut conduit dans l'église de Saint-Amand, de Douai, dont les Moines, au dixième siècle, en donnèrent une partie au Prieuré de Donchery, près de Sedan, dépendant de l'Abbaye de Saint-Médard.

En l'absence de tout monument historique, on peut conjecturer que ce fut Saint Onésime qui construisit, à la fin du quatrième siècle, vers 388, sur l'emplacement de l'ancien oratoire dédié à la Mère de Dieu, la basilique de Saint-Gervais et Saint-Protais, lorsque Saint Ambroise ayant fait la découverte de leurs précieuses Reliques, en distribua, selon Grégoire de Tours, une partie entre plusieurs villes des Gaules et de l'Italie.

Selon toutes les probabilités, cette basilique, dédiée de temps immémorial à la Mère de Dieu et à ces deux Saints, fut dès lors la Mère Eglise (Matrix Ecclesia), le chef de la ville et de tout le diocèse, celle où siégeait l'Evêque dans sa chaire (cathedra), entouré de l'élite de son clergé, la cathédrale, en un mot, dont il n'est fait une mention authentique qu'en 646 et qui paraît avoir toujours existé à travers toutes ses transformations architecturales, à l'endroit qu'elle occupe aujourd'hui.
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