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 Saint Théodose de Kiev; 14-27 mai

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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Saint Théodose de Kiev; 14-27 mai   Mer 27 Mai - 11:41

SAINT THEODOSE HIGOUMENE DE LA LAURE DES GROTTES DE KIEV ET FONDATEUR DU CENOBITISME EN RUSSIE 3 mai – 14 (translation) – 28 août – 2 septembre
Notre Saint Père Théodose naquit à Vasiliev, ville proche de Kiev, de parents chrétiens qui s'installèrent ensuite à Koursk. Dès son enfance il fuyait les rires et les jeux pour se consacrer à la méditation des Livres Saints et à la prière. Agé de treize ans à la mort de son père, il entreprit de mener une vie plus strictement conforme aux enseignements évangéliques. Désirant imiter le Seigneur qui s'est abaissé jusqu'à la condition d'esclave, il allait travailler aux champs avec les serviteurs et se faisait de bon gré le dernier de tous. Sa mère était fort irritée par cette conduite et considérait qu'il jetait ainsi le discrédit sur sa lignée en se mêlant aux gens de basse condition. Malgré les corrections répétées, l'esprit de Théodose n'en restait pas moins attaché au souci de plaire à Dieu, et il nourrissait le désir ardent de faire un pèlerinage aux Lieux Saints. Un jour, il quitta de nuit, secrètement, la maison familiale pour suivre un groupe de pèlerins en marche vers la Terre Sainte. Dès qu'elle s'aperçut de sa fugue, sa mère s'élança à leur poursuite. Les ayant rejoints, elle attrapa son fils par les cheveux et, après l'avoir frappé à coups de pieds, elle le ramena à la maison comme un criminel. Théodose promit de ne plus la quitter tant qu'il pourrait travailler au salut de son âme, et il reprit sa vie pieuse, assistant chaque jour à la Liturgie et confectionnant lui-même les prosphores. Au bout de quelque temps, craignant les railleries de leurs proches, sa mère voulut lui interdire de s'abaisser ainsi à la tâche de boulanger; mais Théodose lui montra, à l'aide de citations tirées de la Sainte Ecriture, qu'il n'y a pas de plus noble activité que de préparer les offrandes pour le Saint Sacrifice, et elle le laissa en paix. Une année plus tard, persécutions et mauvais traitements recommencèrent contre le serviteur de Dieu, et sa mère le rudoya plus violemment encore lorsqu'elle découvrit la ceinture de fer qu'il portait serrée autour de son corps et qui avait laissé des traces de sang sur sa chemise.

Finalement, à l'âge de vingt-trois ans (1032), il s'enfuit à pied vers Kiev et, guidé par Dieu, atteignit la grotte où vivait Saint Antoine. Tombant aux pieds de l'Ancien avec larmes, il le -supplia de le recevoir comme disciple. Antoine essaya d'abord de dissuader le jeune noble, en lui évoquant les difficultés de ce genre de vie, mais voyant son ardent amour de Dieu, il l'accepta et chargea Saint Nicon de le revêtir du Saint Habit angélique. Théodose commença aussitôt de grands combats ascétiques, jeûnant strictement et veillant toute la nuit. Lorsque sa mère le retrouva après de longues recherches et demanda à le voir, Théodose refusa de la recevoir. Comme elle menaçait de se donner la mort sur place, il sortit de la grotte et lui dit : "Mère, si tu veux me revoir, reste à Kiev et prends le voile dans un des couvents de la ville, ainsi tu pourras faire ton salut." Ayant d'abord opposé de fortes résistances, elle réalisa ensuite la vanité des choses de ce monde et devint Moniale au Monastère de Saint-Nicolas à Kiev, où elle trouva le repos.

Après le départ de Saint Nicon, Saint Théodose fut ordonné Prêtre de la communauté, qui comptait alors douze Moines ayant Saint Barlaam pour Higoumène. Ils menaient une vie très rude, travaillaient de leurs mains et priaient sans cesse. Au matin ils se réunissaient dans l'église de fortune pour l'Office, puis ils retournaient quelque temps au travail ou à la lecture avant la Liturgie, et, après avoir mangé un peu de pain sec, ils reprenaient en silence leur travail jusqu'aux Vêpres. Théodose surpassait tous les frères, non seulement par ses labeurs ascétiques, mais surtout par sa douceur et son amour fraternel. Il passait fréquemment toute la nuit en prière ou à lire le Psautier en plein air, indifférent aux piqûres des moustiques, et il ne prenait de repos qu'assis sur un siège. D'autres fois, pendant que les autres Moines étaient assoupis, il moulait le grain pour leur épargner de la peine, et à l'aurore, il se trouvait le premier à l'église qu'il était le dernier à quitter.

Lorsque Saint Barlaam fut transféré dans un autre Monastère, les frères choisirent unanimement Théodose pour les diriger, sous la conduite paternelle de Saint Antoine. La communauté prit alors une grande extension, de sorte qu'il devint nécessaire de construire de nouvelles cellules et une église à quelque distance des grottes. Grâce à l'aide du prince de Kiev, Iziaslav, l'entreprise put être menée à bien, et le nouveau Monastère fut inauguré en 1062.

Il n'était cependant plus possible de garder pour cette importante communauté la liberté et la souplesse de vie du premier groupe d'Ascètes des grottes. Une règle de vie cénobitique était nécessaire. C'est pourquoi Saint Théodose chargea le Moine Ephrem, qui avait entrepris un pèlerinage aux Lieux Saints et à Constantinople, de s'informer sur les usages des Monastères byzantins et de rapporter en Russie une copie du Typikon de l'illustre Monastère du Studion. Le Monastère des Grottes de Kiev garda le titre de Laure, en mémoire du groupement semi-érémitique initialement réuni autour de Saint Antoine, mais il s'agissait en fait désormais d'un véritable Cénobion, fidèle héritier du monachisme byzantin, qui allait servir de prototype à tous les autres monastères de Russie au cours des siècles. Le bon ordre et l'harmonie y régnaient et faisaient du Monastère une image du Royaume des cieux et un modèle de vie pour tous les amis de la vertu. Le prince Iziaslav avait une grande vénération pour Saint Théodose, et il venait souvent lui rendre visite pour solliciter ses conseils. Un jour qu'il arriva après la fermeture des portes, le portier refusa de lui ouvrir en disant que l'Higoumène avait donné l'ordre de n'ouvrir à personne une fois la nuit tombée, même s'il s'agissait du prince. Il laissa donc le souverain dehors et alla prévenir le Saint. Cet épisode édifia fort le prince qui, loin de s'irriter, montra encore plus de respect envers Saint Théodose et son Monastère. Lorsque le prince Svyatoslav de Tchernikov chassa son frère Iziaslav du trône de Kiev, Saint Théodose lui reprocha ouvertement son acte et refusa de commémorer l'usurpateur dans les litanies.

Pendant le Grand Carême, le Saint avait coutume de se retirer dans la grotte où ils avaient commencé leur vie ascétique, et il ne réapparaissait que le vendredi avant la Grande Semaine, pour instruire les frères. Il endurait dans cette grotte de nombreuses attaques des démons, mais les repoussait bravement par le jeûne et la prière, et en ressortait triomphant pour célébrer la résurrection du Seigneur.

Il enseignait surtout par l'exemple : travaillait souvent lui-même à la boulangerie ou à la cuisine, et entreprenait sans murmure les travaux que d'autres frères avaient refusé d'accomplir. S'il apprenait que le repas avait été préparé sans la bénédiction d'usage de l'Higoumène, ou si quelque querelle avait eu lieu lors de sa préparation, il ordonnait de jeter toute la nourriture au feu. Lorsqu'en visitant les cellules des Moines, il y trouvait des objets inutiles, de l'argent ou de la nourriture, il les brûlait aussitôt et leur rappelait qu'un vrai Moine ne doit rien posséder en particulier.

Saint Théodose montrait aussi un grand amour pour les pauvres et avait fait construire une hôtellerie près du Monastère, où l'on accueillait tous les nécessiteux qui se présentaient. Chaque samedi, le Saint envoyait une cargaison de pains aux détenus dans les prisons de Kiev. Ayant acquis par sa charité et par sa persévérance dans la prière une grande faveur auprès de Dieu, il chassait les esprits impurs, guérissait les malades et avait acquis le don de clairvoyance.

Une nuit, des voleurs voulurent dérober les objets précieux dans l'église, mais chaque fois qu'ils s'approchaient, ils étaient repoussés par des voix angéliques venant de l'intérieur et qu'ils croyaient être celles des Moines. Lorsqu'au matin les Moines vinrent pour célébrer l'office, les voleurs voulurent se précipiter dans l'église et les massacrer, mais à leur grande stupeur ils virent soudain l'église s'élever dans les airs. Ils prirent la fuite et, quelque temps plus tard, leur chef et trois de ses compagnons vinrent demander pardon au Saint et lui apprendre ce qui était arrivé, car aucun des Moines ne s'était rendu compte de ce miracle.

La communauté ne cessant de croître, Saint Théodose pria pour que Dieu permît l'agrandissement du Monastère et la construction d'une église de pierre. Peu de temps après, quatre bâtisseurs grecs venus de Constantinople se présentèrent au Monastère, en disant qu'ils avaient été engagés par la Mère de Dieu elle-même, pour construire l'église dont Elle leur avait montré en vision le modèle. Ils étaient porteurs de Reliques de Saints Martyrs, destinées à être placées dans les fondements, et d'une Icône miraculeuse de la Toute-Sainte.* L'endroit ayant été révélé par Dieu, on mesura les proportions de l'édifice à l'aide d'une ceinture en or donnée par le prince des Varègues, Simon ; et ce fut le prince de Kiev, Sviatislav, qui commença lui-même les travaux de fondations. La même année (1073), Saint Antoine remit son âme au Seigneur et, un an plus tard, Dieu révéla à Théodose son prochain départ. Le Saint Higoumène convoqua les frères et leur demanda de choisir un successeur. Saint Etienne ayant été élu, Théodose lui donna sa bénédiction, embrassa paternellement chaque frère, puis il s'endormit en paix (1074). Par la suite, le tombeau du Saint fondateur du monachisme cénobitique russe devint une source de miracles.**
* On célèbre la fête de cette Icône le 3 mai
** Le transfert de ses Reliques est commémoré le 14 août.


Saints Antoine et Théodose ne cessèrent pas de veiller sur le Monastère ; et, dix ans plus tard, ils apparurent à des iconographes de Constantinople pour leur commander d'aller procéder à la décoration de l'église de la Laure*, laquelle une fois achevée, fut inaugurée en 1089 par Jean, Métropolite de Kiev.
* Cf. la notice de St. Alypios l'Iconographe, au 17 août.

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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Re: Saint Théodose de Kiev; 14-27 mai   Mer 27 Mai - 11:43

Le Moine Théodose de Pechersk, fut l'initiateur d'une règle cénobitique*, et Père du monachisme sur la terre russe. Il naquit à Vasilevo, non loin de Kiev. Dès son plus jeune âge, il ressentit un attrait irrésistible pour la vie ascétique, et mena une vie d'ascète bien qu'encore au domicile parental. Il dédaigna les jeux et attractions enfantines, préférant aller constamment à l'église. Il demandait lui-même à ses parents de lui permettre d'aller étudier et lire les Livres Saints, et par ses capacités évidentes et son rare zèle, il appris rapidement à lire, au point que tout le monde fut stupéfié par l'intelligence du garçon.
* Aux premiers temps du Christianisme, le cénobitisme était une des formes de vie monastique en communauté, propre aux cénobites ; par opposition, les anachorètes ou ermites, vivaient seuls une vie consacrée à la prière et la contemplation. L'étymologie explique bien cette différence essentielle, à travers deux mots grecs: koinos qui signifie "en commun" et bios qui signifie "vie".

A quatorze ans il perdit son père et resta sous la supervision de sa mère, une femme stricte et tyrannique, mais qui aimait beaucoup son fils. Longtemps, elle blâma sévèrement son fils pour son désir pour l'ascétisme, mais il se maintint fermement sur sa voie. A vingt-quatre ans il quitta secrètement sa maison parentale et prononça ses voeux monastiques au Monastère de Saint-Antoine de Kiev-Pechersk sous le nom de Théodose. Quatre ans plus tard, sa mère le retrouva et le supplia dans les larmes de revenir à la maison, mais le Saint la convainquit de rester à Kiev et d'embrasser la vie monastique, ce qu'elle fit, au Monastère de Saint-Nicolas près du cimetière d'Askol'd.

Saint Théodose peina au monastère plus que les autres et prit souvent sur lui la partie du travail d'autres frères. Il porta l'eau, coupa du bois, s'occupa de moudre le grain de seigle et de porter la farine à chaque Moine. Pendant les froides nuits, il découvrait son corps, et l'offrait en nourriture aux moucherons et moustiques. Le sang coulait sur lui, mais le Saint s'occupait patiemment d'objets artisanaux en chantant des Psaumes. Il arrivait à l'église avant les autres, et, restant debout à sa place, il n'en partait pas avant la fin des Offices Divins. Il prêtait aussi une oreille particulièrement attentive aux Lectures.

En 1054 Saint Théodose fut élevé à la dignité de Hiéromoine [Moine-Prêtre], et en 1057 il fut choisi comme Higoumène [Abbé]. La renommée de ses actions attira nombre de Moines au monastère, pour lesquels il bâtit une nouvelle église et de nouvelles cellules, et il introduisit la règle cénobitique du Monastère du Studion à Constantinople, dont il avait commandé une copie à Constantinople. Dans la dignité d'Higoumène Saint Théodose continua à accomplir des tâches ardues au monastère. Le Moine ne mangeait d'habitude que du pain sec et cuisait des herbes sans huile. Il passa ses nuits en prière, sans dormir, ce que les frères constatèrent souvent, malgré que l'élu de Dieu fasse des efforts pour dissimuler cela.

Personne ne voyait quand Saint Théodose somnolait légèrement, et d'habitude il se reposait assis. Durant le Grand Carême, le Saint se retirait dans une caverne proche du Monastère, où il pouvait lutter sans être aperçu de qui que ce soit. Son habit était une rude tunique de poils portée à même le corps. Il ressemblait tant à un mendiant qu'il était impossible de reconnaître dans ce vieillard l'Higoumène renommé, profondément respecté par tous ceux qui le connaissaient.

Un jour Saint Théodose revenait de chez le Grand-Prince Izyaslav. Le cocher, ne le reconnaissant pas, lui dit crânement : "Toi, le Moine, tu es toujours en vacances, mais je suis constamment au travail. Prendre ma place, et laisse-moi voyager à l'intérieur." Le Saint Ancien humblement accepta et conduisit le serviteur. Voyant comment les aristocrates se prosternaient le long du chemin face au Moine conduisant l'attelage, le serviteur prit peur, mais le Saint Ascète le calma, et à l'arrivée au monastère il lui fit servir un grand repas. Plein de confiance en l'aide de Dieu, le Moine ne gardait pas une grande provision de nourriture au monastère, et par conséquent les frères étaient dans le besoin pour leur pain quotidien. Par ses prières, cependant, des bienfaiteurs inconnus apparurent au monastère et fournirent le nécessaire pour les frères.

Les grands princes, et surtout Izyaslav, aimaient écouter les discours spirituels de Saint Théodose. Le Saint ne craignait pas de dénoncer les abus des puissants de ce monde. Celui qui était injustement condamné le trouvait toujours comme défenseur, et les juges devaient revoir leurs jugements pour ce Moine qui était vénéré de tous. Le Moine était particulièrement concerné par les misérables. Il construisit une cour spéciale pour eux au monastère où n'importe qui dans le besoin pourrait recevoir la nourriture et la boisson. Ayant connu d'avance sa proche fin, Saint Théodose s'endormit paisiblement dans le Seigneur en 1074. Il fut enterré dans une caverne creusée par lui, dans laquelle il s'isolait durant les périodes de Carême.

On découvrit les Reliques incorrompues de l'Ascète en 1091. Saint Théodose fut compté parmi les Saints dès 1108. Des ouvrages écrits de Saint Théodose ont survécu jusqu'à notre époque : six discours, deux lettres au Grand-Prince Izyaslav, et une prière pour tous les Chrétiens orthodoxes. La Vie de Saint Théodose a été rédigée par le Moine Nestor le Chroniqueur, un disciple du grand Staretz [guide spirituel, ancien], moins de trente années après son repos, et elle fut toujours une des lectures préférées de la nation russe.

Extrait d'une conférence donnée à Bruxelles le samedi 4 octobre 2003 sur le thème "la sainteté"

"Regardons ensuite les Saints Moines. La vie monastique aura eu des débuts difficiles. Les premiers évêques arrivés de Constantinople y ont prêché, du côté de Kiev. Les Moines byzantins ont tenté de communiquer leur admiration de la vie monastique, mais le courant ne passait pas. Il y avait différence culturelle. Il faudra attendre Saint Antoine des Cavernes de Kiev, qui avait été au Mont Athos, fut renvoyé chez lui. Il vécut un ascétisme très sombre, luttant contre l'enfer. Il faudra qu'un de ses disciples, Saint Théodose de Petschesk, à la mort de Saint Antoine, chercha la lumière. Il créa un monastère hors de la grotte, vers la lumière. L'expérience de la grotte n'engageait en effet pas forcément à la bonne humeur. Il met l'accent sur la charité. Il marque la façon de la prière du mont Athos " tout ce que tu fais en cellule, la lecture de tout le Psautier, ne vaut pas un seul "Seigneur ait pitié" dit en communauté." Chacun son charisme, certes, mais il y avait cet appel à ne pas chercher à se sauver seul. Il faut avoir devant soi le besoin du Salut pour tout l'Homme, de l'aider à s'avancer vers Dieu. Là est la sainteté. Un homme qui s'approche de la sainteté de Dieu permet à la nature humaine de faire une percée vers Dieu. C'est ça, l'intérêt des Saints : ils sont des guides, des agents de changement de la démarche de l'homme dans la vie spirituelle.
Saint Théodose est donc un homme qui s'est ouvert à la démarche de charité pure, il ouvrit un hospice, etc. Il ne poussait pas tant l'Ascèse dans ses extrêmes, plutôt aller vers la modération dans la nourriture que l'extrême dans les jeûnes. Surtout les vertus évangéliques de l'humilité et de l'amour. Ce sera marqué dans sa vie. Pendant deux ans, dans sa propre cellule, il a soigné un frère Isaac qui était si affaiblit qu'il ne pouvait pas même se retourner sur son lit; il lui réapprit à manger, à marcher. C'est un témoignage pratique : ce qu'il dit, ce qu'il croit, c'est ce qu'il vit.
Les jeunes, de nos jours, il ne faut pas leur parler de théorie, mais leur montrer le témoignage de gens qui pratiquent. Si le mouvement monastique a pris en Russie, le mouvement en chaîne, c'est parce que quelqu'un a vécu ce qu'il disait, puis les autres l'ont vu et ont suivit."
(Hiéromoine Paul (Pellemans), chapelle de "Tous les Saints qui ont illuminé la terre russe" Ottignies-Louvain-la-Neuve, Belgique)
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