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 Saint Paterne de Vannes; 21 mai - 3 juin

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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Saint Paterne de Vannes; 21 mai - 3 juin   Mer 3 Juin - 9:54

SAINT PATERN DE VANNES 15 avril – 21 mai (translation)
Saint Patern ou Padarn, Padern, Pern ou Pair. Paternus en latin. Originaire d’Armorique. Son père se nommait Petranus et sa mère Guenn. On le signale à Vannes, après 497.

D’origine gallo-romaine, il est le premier Evêque de Vannes. Il aurait été formé dans le Monastère de Rhuys (sous l'Abbé Generosus), avant que Saint Gildas en devienne Abbé. Son père serait d'abord allé en Irlande, Patern l'aurait rejoint avant de passer en Grande-Bretagne, d'y ouvrir deux monastères et de revenir à Vannes. Il participe au Concile de Vannes en 465, où il fut nommé Evêque. Il participa au traité de 497 avec Clovis. Au neuvième siècle, ses Reliques sont transportées dans le Berry puis à Issoudun.

ou

Paterne ou Pern (latin : Paternus) naquit dans la Bretagne Armorique de parents nobles et vertueux. Ceux-ci, après la naissance de leur enfant, s'obligèrent d'un commun accord à garder la continence pour se consacrer entièrement au service de Dieu. Laissant à Guéana, la mère, le soin d'élever leur enfant, Petranus passa en Irlande où il vécut dans les exercices de la pénitence et de la piété chrétienne.

Paterne devenu grand, conçut le désir de l'imiter et d'aller vivre avec lui; il s'embarqua avec des compagnons pour la Grande-Bretagne, traversa tout le pays de Galles et s'arrêta dans le comté de Cardigan où il embrassa la vie monastique. Bientôt, il fut choisi comme supérieur des Moines de cette contrée, bâtit des monastères et des églises : la plus considérable de celles-ci devait plus tard porter son nom Lhan-Padern-Vaur ou église du Grand-Paterne. Sachant que son père vivait encore en Irlande, il passa dans cette île pour aller lui rendre visite, réconcilia à cette occasion deux petits rois ennemis l'un de l'autre, puis revint dans son monastère.

Il fit ensuite le voyage de Palestine avec les Saints David et Théliau, fut sacré Evêque par le Patriarche de Jérusalem, revint à son église de Lhan-Padern-Vaur qui fut érigée en évêché. Après vingt ans, le roi Caradoc était passé en Armorique, les habitants de Vannes s'étaient soumis à lui, et avaient demandé pour Evêque Paterne, leur concitoyen. Celui-ci, cédant aux désirs de Caradoc, vint prendre possession de l'évêché de Vannes, bâtit un monastère près de la ville, puis se lia d'amitié avec Samson, Evêque de Dol.

De faux frères lui suscitèrent des ennuis; sa patience réussit à les calmer et il se réconcilia avec eux. Il se retira néanmoins chez les Francs, sacrifiant volontiers ses propres intérêts pour conserver la charité parmi ses frères. C'est ainsi qu'il finit ses jours en dehors de la ville de Vannes.

On met ordinairement sa naissance céleste au 15 avril sans fixer l'année. Les anciens Bretons honoraient sa mémoire le 15 avril, comme étant le dies natalis, le 20 juin, jour anniversaire de sa consécration, le 1er novembre comme celui de sa réconciliation avec ses adversaires. Plus communément, l'épiscopat de Paterne est placé entre les années 461 et 490.

ou

La vie d'un fondateur d'Eglise est toujours intéressante pour les fidèles d'un diocèse. Malheureusement l'Histoire ne nous a presque rien transmis sur le compte de Saint Paterne. Trois choses seulement sont incontestables :

1° Saint Patern est le premier Evêque de Vannes : c'est la tradition constante et unanime de son Eglise;
2° il a participé au Concile de 465 tenu dans sa ville épiscopale : sa signature au bas des actes l'atteste suffisamment;
3° il s'est endormi éloigné de son siège, et ses Reliques, apportées à Vannes, ont été, à l'époque des invasions normandes, transportées à Issoudun : tous les auteurs en conviennent.

Le reste de sa biographie a été tellement brouillé et découpé pour vêtir des Patern, apocryphes ou étrangers, qu'il est quelquefois difficile de s'y reconnaître. Des divers "Propres" de Vannes, celui de 1660 serait le plus exact, et pourrait donc servir principalement de guide. Patern naquit dans l'Armorique d'une famille noble; son nom, latin tel qu'il nous est parvenu, serait un indice qu'il aurait été d'une famille gallo-romaine et non d'une famille bretonne; à l'époque de sa naissance (vers 420), les Bretons insulaires n'avaient pas encore cherché un refuge en Armorique.

Il embrassa la vie monastique, et suivit, parait-il, quelques Moines qui abandonnaient l'Armorique pour aller s'établir en Grande-Bretagne. Il contribua à y élever un monastère, et, quoique le plus jeune de la bande, il fut élu Abbé par ses compagnons. De là il se rendit en Hybernie, et, après avoir rétabli la concorde entre deux de l'île depuis longtemps divisés par une haine invétérée, il revint visiter les frères qu'il avait laissée en Grande-Bretagne, et repassa ensuite en Armorique.

A cette époque (465), Conan-Méréadoc fondait l'Eglise de Vannes. Etabli gouverneur de l'Armorique par le tyran Maxime, empereur d'Occident, et confirmé dans cette fonction par l'empereur Théodose, il administra les Bretons en cette qualité, jusqu'à ce que ceux-ci, abandonnés par les Romains, l'élurent pour être leur roi. Ce Moine prince, zélé pour les intérêts de Jésus-Christ, érigea deux évêchés dans l'Armorique, celui de Dole et celui de Vannes. Il donna à Dole pour premier Evêque Saint Senior, à Vannes, Saint Patern, demandé par les voeux de toute la cité et de tout le clergé.

Elevé au ministère épiscopal, Patern l'Ancien non seulement ne retrancha rien à ses austérités accoutumées, mais s'appliqua plus encore qu'auparavant à l'oraison, au jeûne, aux veilles et à l'étude. Aux vertus dont il brillait déjà, il ajouta une charité inépuisable à nourrir les pauvres et à héberger les pèlerins. Il propagea la piété chrétienne d'une manière étonnante par l'expulsion des démons, la guérison des maladies, et par d'autres miracles.

Pour se retremper dans la vie intérieure, il bâtit, auprès de Vannes, un petit ermitage et y plaça des Moines. Mais ceux-ci, éblouis par l'éclat de ses vertus, et trop lents à le suivre dans la voie de la perfection, commencèrent bientôt à lui susciter des embarras. La Saint Evêque eut aussi quelques désagréments de la part des fidèles. Ces circonstances et d'autres peut-être le décidèrent à se démettre du Synode provincial, et à se retirer dans l'intérieur des Gaules. Il y vécut encore quelques années, et s'endormit saintement vers la fin du siècle, le 15 avril, jour où l'on a toujours vénéré sa mémoire : il était plus que nonagénaire.

Depuis que le corps de Saint Patern est devenu la proie des révolutionnaires à lssoudun, les fragments de Reliques conservés à Vannes ont acquis une nouvelle valeur. Ces Précieux Restes sont depuis longtemps l'ornement et la richesse de l'église de Saint-Patern. Voici ce que nous lisons dans un procès-verbal de visite faite à Saint-Patern, le 31 mai 1791 par des officiers municipaux de la ville : "Le sieur Croizier (recteur) nous a fait voir, dans un petit cabinet du presbytère, le chef de Saint Patern, en argent, contenant une Relique du Saint... Il nous a déclaré que ledit chef et la Relique avaient été confiés à sa garde ainsi qu'à celle de ses prédécesseurs". Ce qui prouve que la possession de cette Relique est bien antérieure à la révolution française.

ou

Saint Patern est sans doute le plus mal connu des Saints fondateurs de Bretagne. Contrairement aux autres Evêques, il n’est pas originaire de Bretagne insulaire, ni même né de parents immigrés en Armorique. Il était, semble-t-il, gallo-romain et les persécutions qu’il eut à subir en temps qu’Evêque sont peut-être à mettre en relation avec une opposition latente entre une forme celtique et une forme plus "gallo-romaine" du Christianisme. Une autre tradition le met au contraire en relation avec le futur Evêque Corentin, mais elle correspond mal avec la chronologie la plus acceptable. Lorsque Patern arrive à Vannes, il trouve une communauté chrétienne certes petite mais déjà organisée, disposant d’un lieu de culte, une chapelle dédiée à Saint Symphorien, petit bâtiment gallo-romain dédicacé au début du cinquième siècle. Le christianisme s’était en effet propagé par l’axe de la Loire, avait atteint Nantes vers la fin du troisième siècle, puis remonté vers Rennes et de là essaimé vers le Vannetais. Le Concile qui se tint à Vannes en 467 et dont les Actes ont été conservés semble avoir eu pour office la délimitation du nouveau diocèse de Vannes, et la consécration épiscopale de Patern. Ce Concile réunit six Evêques de la province de Tours et se tint sous la présidence du Métropolite Perpetuus. Dans la lettre adressée par les Evêques présents à deux Evêques absents, Saint Patern signe en second après Perpétuus.

Patern fut en contact avec le chef breton local, Caradauc et peut-être avec le roi Clovis. Devant les difficultés, Patern dut démissionner et se retira dans un ermitage. Une Vie de Saint Patern, rédigée au onzième siècle le fait avoir été soldat de l’armée romaine avant son Baptême et raconte ses voyages jusqu’à Jérusalem, où Patern aurait reçu des mains du Patriarche une crosse d’ivoire et une dalmatique dorée, évoque aussi son don des langues. Il s’endormit dans le Christ dans son ermitage un 15 avril, vraisemblablement en 475.

Une sécheresse continue ayant crée une famine, le Vannetais se souvint de Saint Patern et vit dans ce fléau une punition divine. Une délégation vint alors chercher son corps : impossible de l’ôter du tombeau. Un des riches citoyens de Vannes fit don d’une terre en proche faubourg. On put alors transporter le corps. C’est ainsi que le tombeau du fondateur de l’évêché ne repose pas en sa cathédrale, mais dans cette église Saint-Patern bâtie sur le domaine offert dans ce but. A l’invasion normande, ses Reliques furent portées dans le Berry, an l’Abbaye de Déols puis à Issoudun. Une partie en fut ramenée à la fin du douzième siècle ; le reste fut perdu à la révolution. Il reste à Vannes quelques osselets, dont l’un fut cédé à la cathédrale de Quimper. Les Reliques conservées à Vannes ont été placées dans un chef en forme de tête d’Evêque couronnée de la mitre.

L’église Saint-Patern actuelle date seulement de 1727, elle fut construite à l’emplacement d’édifices successifs plus anciens. Elle attirait au Moyen-Age des foules de pèlerins venus prier l’Evêque fondateur. Grâce à un registre mentionnant les dons des fidèles, on a pu estimer l’affluence des pèlerins du quatorzième siècle à trente ou quarante mille personnes par an. Pendant les guerres de Cent ans, les pèlerinages se poursuivent dans la ville occupée et les fidèles se rendent de nuit à l’église, à la lueur des torches, bravant les barrages anglais. En 1407, l’église fut frappée pour quelques temps d’interdit : l’affluence des pèlerins avait considérablement enrichie la paroisse au détriment du chapitre cathédral, qui intrigua pour
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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Re: Saint Paterne de Vannes; 21 mai - 3 juin   Mer 3 Juin - 9:55

obtenir de Rome cette interdiction temporaire. Le pèlerinage fut en partie délaissé au quinzième siècle, après le passage et la prédication de Saint Vincent Ferrier, qui fit de l’ombre au Saint pontife. L’église renferme aujourd’hui les statues de bois des sept Saints fondateurs. Patern est fêté le 15 avril ; une seconde fête, le 21 mai faisait mémoire de la Translation de ses Reliques.

Nous produisons ici un hymne ancien composé en l’honneur de Saint Patern, Evêque de Vannes, et chanté lors de sa fête :

Heureuse cité des Vénètes,
Chante aujourd’hui le protecteur
Que Dieu a placé à ta tête
Saint Patern, ton premier pasteur.
Ne regarde plus en arrière,
Oublie les légions de César.
Patern n’est pas homme de guerre
La croix est son seul étendard.
Dans tes murs, il bâtit l’Eglise
Par l’Evangile du salut.
Il gagne les cœurs et baptise
Les croyants au nom de Jésus.
Avec la tendresse d’un père
Il ne connaît que le pardon
Et cherche à faire vivre en frères
Les deux peuples : francs et bretons.
Reste fidèle à la mémoire
De l’Apôtre de tes aïeux,
Et Saint Patern se fera gloire
De veiller sur toi près de Dieu.


Tropaire à Saint Patern
Saint Pontife Patern, tu fus le témoin de la douceur du Christ au milieu de la dureté du monde. Maître de vertu, tu fus persécuté à cause du Sauveur et n’ouvris pas la bouche lorsqu’on t’accusait faussement. Tout au long de ta vie, tu fus pour tes brebis un bon pasteur, imitant en toute chose ton maître le Bon Pasteur. Prie le qu’il nous accorde à nous aussi le don de la patience, de la douceur et sa grande miséricorde.

Patern, protecteur du diocèse de Vannes est souvent confondu avec un autre Patern, dit aussi Padarn, né vers 490 en Armorique. Il émigre au Pays de Galles, puis en Irlande, retourne en pays de Galles où il fonde le Monastère de Llanbardan, en Cardigan. Il est toujours vénéré dans cette région. Endormi vers 550, il aurait connu Samson, Magloire et Malo dont il aurait été cousin. Il ne semble pas qu’il n'ait jamais été Evêque de Vannes. Ce second Patern est fêté le 23 septembre.

Patern de Vannes a été aussi confondu avec un Evêque d’Avranches du même nom.
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