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 Saint Augulfe de Bourges; 22 mai - 4 juin

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Philippe Crévieaux



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Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: Saint Augulfe de Bourges; 22 mai - 4 juin   Jeu 4 Juin - 13:02

SAINT AUGULFE (SAINT AOUT) EVEQUE DE BOURGES (+835)
On l'appelle encore Saint Au, Saint Hou, Saint Ayoul, Saint Ayeul. On le nomme en latin Ayiulfes, Aygulphus, Aiulphus. Ce Saint commença dès l'enfance à donner, par sa piété et par ses vertueuses inclinations, l'espoir qu'il parviendrait à une sainteté éminente. Elevé avec soin dans les lettres humaines et Divines, il conserva, grâce, en partie du moins, à ces connaissances, la pureté des moeurs, et se consacra particulièrement au service de Dieu.
Lorsqu'il se vit en état de choisir un genre de vie, il quitta le monde pour suivre Jésus-Christ. Il se retira dans une solitude, où il se donna tout entier aux exercices de la pénitence et de la prière, et à la méditation des Saintes Ecritures. Il s'étudiait à imiter, autant qu'il lui était possible, la conduite du Prophète Elie et celle de Saint Jean le Précurseur et Baptiste, par ses grandes abstinences et son éloignement du commerce des hommes. Mais Dieu, qui en devait faire un exemple pour son peuple, ne voulut pas qu'une vertu si rare demeurât toujours cachée. L'éclat de son mérite le fit connaître et attira vers lui beaucoup de personnes qui venaient se recommander à ses prières ou recevoir ses instructions. Le siège archiépiscopal de Bourges étant venu à vaquer, vers l'an 811, par la naissance au Ciel d'Ebroïn, que d'autres appellent Elbon ou Elboin, Aigulfe fut élu à l'unanimité des suffrages. Il refusa longtemps de quitter la douceur et l'obscurité de sa solitude; enfin, après de longues instances, il se laissa traîner plutôt qu'il n'alla où on l'appelait. Lorsqu'il fut sacré, il s'appliqua à remplir tous les devoirs de ce sublime ministère, avec la même ardeur et la même fidélité qu'il apportait au service de Dieu dans les exercices de la solitude.

Nous ne connaissons rien sur le commencement de cet épiscopat, que par l'éloge qu'en fit Théodule, Evêque d'Orléans, dans sa prison d'Angers. Le Saint continua de conduire son peuple sur le vrai chemin du Ciel, et par ses exemples, et par ses instructions, veillant sans cesse sur lui-même et sur le troupeau qui lui était confié. Ces soins s'étendirent aussi sur les villes soumises à sa métropole, dont la primatie était qualifiée du titre de patriarcat. Il assista, l'an 829, au Concile de Toulouse, l'un des quatre qui se tinrent cette année dans les principales villes du royaume, pour remédier aux désordres qui avaient attiré la colère de Dieu sur la France, alors désolée par les fléaux de la famine, de la peste et d'autres malheurs. Lorsque plusieurs Prélats du royaume, oubliant ce qu'ils devaient à leur prince légitime, Louis le Débonnaire, embrassèrent inconsidérément la révolte de ses fils, Aigulfe ne se laissa point entraîner par ce mauvais exemple. Ebbes, Evêque de Reims, qui, abusant de sa débonnaireté et de sa soumission à l'Eglise, avait osé dégrader le prince, fut enfin obligé de se déclarer coupable. Il choisit le Saint Evêque de Bourges pour l'un de ses juges dans le Concile de Thionville, où les Prélats se trouvèrent, au commencement du Carême de l'an 835, pour son affaire et celle des autres rebelles, après avoir remis solennellement la couronne sur la tête de l'empereur, à Metz, le dimanche qui précédait le jeûne des quarante jours.

Aigulfe ne put s'empêcher de condamner la conduite de ce confrère et de travailler à sa déposition avec les autres. Il revint à son église avant Pâque, mais la consolation qu'elle eut de le revoir ne fut pas de longue durée, car il s’endormit dans le Seigneur le 22 mai suivant après vingt-quatre ans d'épiscopat.

Le lieu de sa naissance céleste fut une solitude de son diocèse, où il s'était retiré pour se recueillir. Il y fut enterré, et l'on a depuis bâti sur son tombeau une église de son nom, siège d'une paroisse dans l'archiprêtré de Châteauroux. On transporta quelques-unes de ses Reliques dans la Champagne et dans les Pays-Bas. Jean de Suilli, archevêque papiste de Bourges, fit une translation solennelle de son corps dans l'église même de sa sépulture, le dimanche seizième jour d'avril, de l'an 1279, et il en fit dresser un procès-verbal qu'il enferma dans la châsse. L'archevêque papiste Roland Hébert, voulant visiter ces Reliques l'an 1623, fit ouvrir la châsse en sa présence, le 22 de mai, jour de sa fête, et y trouva le titre de sa translation, où il était qualifié de Martyr, sans qu'on en sache la raison.
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Saint Augulfe de Bourges; 22 mai - 4 juin
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