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 Saint Petroc de Cornouailles; 4 - 17 juin

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Philippe Crévieaux



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Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: Saint Petroc de Cornouailles; 4 - 17 juin   Mar 16 Juin - 22:41

SAINT PETROC DE CORNOUAILLES
Endormi à Treravel, Pays de Galles, vers 594. Le plus célèbre des Saints de Cornouailles était
le fils d'un prince du sud du Pays de Galles. Petroc étudia la théologie en Irlande. Il s'installa à Haylesmouth en Cornouailles, où il eut un apostolat fort actif, et fonda le Monastère de Lanwethinoc (plus tard appelé Petrocston, à présent Padstow). Après trente ans en ce lieu, Petroc partit en pèlerinage à Rome et Jérusalem, et on rapporte qu'il aurait même atteint l'Océan Indien où il aurait vécu quelque temps en Ermite sur une île. Retournant en Cornouailles, il fonda un autre monastère à Little Petherick (Nanceventon), avec un moulin et une chapelle, et un ermitage à Bodmin, où Saint Goran le rencontra. Après la rencontre avec l'Ermite, Petroc voyagea vers le Sud. Il se construisit une cellule près de la rivière et un monastère sur le sommet de la colline pour ses douze disciples, parmi lesquels on trouvait les Saints Croidan, Medan et Degan. Comme nombre d'autres Saints Ermites, Petroc avait une affinité particulière avec les animaux sauvages.

Petroc fut enterré à Padstow, qui devint le centre de son culte. Il y a dix-huit églises qui lui sont dédiées dans le Devon, plus d'autres en Cornouailles et dans le sud du Pays de Galles. Vers l'an 1000, sa châsse et ses Reliques, y compris son bâton et sa cloche, furent transférées à Bodmin. En 1178, ses Reliques furent volées par un prêtre papiste mécontent, Martin, et données à l'abbaye de Saint-Meen près de Rennes, Bretagne, mais elles furent rendues l’année suivante. On laissa une côte à Saint-Meen. Durant le règne d'Henri VIII, la châsse et le tombeau étaient dans l'église (papiste ou déjà anglicane) de Bodmin du côté Est du maître-autel. Durant la "réforme", le reliquaire contenant la tête de Petroc fut caché. Il fut redécouvert au dix-neuvième siècle et demeure dans l'église de Bodmin.

Petroc a probablement aussi annoncé l'Evangile en Bretagne, où plus de trente églises lui sont dédiées sous le nom de Perreux. Il est aussi le Saint titulaire d'une église dans le Nivernais.

ou

Face à Saint Petroc, il n'existe pas de Saint Cornique, et pourtant ils sont nombreux, dont la vie soit d'un plus grand intérêt dans la plupart des pays occidentaux. Il a donné son nom, non seulement à l'ancienne ville de Padstow (Voyage de Petroc) et à celle de Little Petherick près de Wadebridge, mais aussi à tout le Hundred of Pydar (Province de Petrock). Il fut le fondateur de Bodmin, qui fut tout un temps abbaye-évêché, et demeura la capitale religieuse des Cornouailles jusqu'à la fin du Moyen-Age. Il est aussi un des Saints protecteurs du Devon et dans le Somerset il est celui de Timberscombe. Il est clair que ce Saint Pan-Celte, dont le culte fut très largement répandu tant dans le Pays de Galles qu'en Bretagne, fut l'Apôtre de tout le royaume de Dumnonia.

Durant la "Réforme" et les siècles qui ont suivit, toutes les "Vies" écrites des Saints patrons des paroisses de Cornouailles furent délibérément détruites. En Bretagne, il n'y eut pas de "Réforme" et nombre de Vies de Saints de Cornouailles, qui avaient entièrement disparues en Cornouailles, ont été préservées par les manuscrits bretons.

Un moine du quatorzième siècle, appelé Jean de Tynemouth, entreprit de traduire une partie d'un de ces manuscrits, la "Vita Petroci". Sa traduction fut vague et fit peu pour faire renaître l'intérêt envers Saint Petroc. En 1928, cependant, des études plus approfondies furent réalisées sur ce même manuscrit, et elles révélèrent nombre de faits intéressants pour l'Histoire cornique, et en particulier, des références à des lieux et peuples corniques. La Bibliothèque ducale de Gotha, en Allemagne orientale, possédait un livre avec quarante "Vies" de Saints anglais et corniques. Il est néanmoins nécessaire de signaler qu'aucun de ces manuscrits ne fut rédigé par un contemporain de Saint Petroc et furent, bien entendu, influencés par les craintes et superstitions du Moyen-Age papiste.

On possède peu d'informations sur l'homme Saint Petroc, son origine et ses ascendants étant toujours discutés. Certains disent qu'il était d'origine cornique tandis que d'autres préfèrent le présenter comme descendant de la maison royale du Pays de Galles. Le manuscrit Gotha le décrit comme étant "de belle apparence, courtois dans ses paroles, prudent, un peu naïf, modeste, humble, donnant avec joie, brûlant d'une incessante charité, toujours prêt pour les oeuvres de la Foi parce qu'encore jeune, il avait déjà acquis, par une attention permanente à la sagesse, la maturité des vieilles années." On rapporte qu'il avait vingt-quatre frères et qu'après avoir repoussé une invasion étrangère, il déclina l'offre de droit à la succession, préférant se retirer du monde. Il fut succédé par un de ses frères nommé Winleus.

Petroc et soixante de ses serviteurs hissèrent la voile en direction de l'Irlande, où ils visitèrent "plutôt comme des natifs que comme des étrangers tous les plus célèbres lieux d'étude et de religion". Leurs pérégrinations et instruction de la vie monastique sont décrites dans la "Vita Petroci" comme ayant duré vingt ans! Leurs études achevées, tout le groupe repartit pour la Grande-Bretagne et ils furent ravis de retrouver leur navire d'antan, celui qui les avait amenés en Irlande, et il était encore en état de reprendre la mer. "Les voiles hissées, le navire fut porté au large par la crainte de Dieu avec grande célérité, bien que les vents furent adverses". Saint Petroc parvint à l'embouchure de la rivière Camel, près de Trebetherick, nous rapporte la chronique.

Trebetherick se trouve à un jet de pierre de Padstow et ce fut en cet ancien port de mer que Saint Petroc et ses Moines parvinrent vers l'an 600. Là, Saint Petroc et ses accompagnateurs s'établirent dans le monastère celte de Lanwethinoc, qui avait été fondé par l'Evêque Wethinoc. Le monastère devint connu sous le nom de Petrocstow, l'église de Petroc. Il est intéressant de noter que le nom Lanwethnoc demeura suffisamment longtemps pour être rapporté dans le Livre Domesday et référé au Manoir de Padstow.

Padstow fut de toute évidence le centre des activités de Pétroc, cela se voit au nombre de rues et de maisons avec un "parfum" de Petroc que l'on y rencontre. Les Moines de Petroc-stow acquirent de grandes étendues de terre des deux côtés de l'estuaire du Camel, s'étendant à l'ouest aussi loin que Portreath près de Redruth, au nord-est aussi loin que Tintagel, et à l'intérieur des terres jusque Lanhydrock et Bodmin. Une large partie de ces terres forme le Hundred of Pudar ou Pydarshire, qui dérive de Petroc-shire.

Le restant du manuscrit de Gotha décrit les innombrables pèlerinages et voyages du Saint. Saint Petroc voyagea vers Rome et la Bretagne, accomplissant nombre de miracles et guérissant les malades, mais c'est sa fondation du Prieuré à Bodmin, qui nous intéresse le plus.

L'Ermite Saint Guron avait découvert à quel point Bodmin était un endroit favorable et avait établit sa cellule sur le site de l'actuelle église paroissiale. L'ermitage avait tous les avantages naturels d'un emplacement souhaitable. Il était près de l'eau courante, il y avait une piscine, d'abondantes sources d'eau, et la vallée, comme à présent, était verdoyante et abritée. Saint Guron devint le fondateur de Bodmin. Il est possible d'y voir la Source de Saint Guron sur le terrain de l'église paroissiale. Saint Petroc vint à cet ermitage, de Padstow, avec trois de ses Saints amis, Credan, Medan et Dechan. Saint Guron abandonna noblement son droit de
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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Re: Saint Petroc de Cornouailles; 4 - 17 juin   Mar 16 Juin - 22:42

résidence et partit vers la côte sud, en un lieu qui porte son nom, Gorran.

Il ne fallut pas longtemps avant que l'ermitage de Saint Guron soit aggrandit en un prieuré de taille et d'importance considérables. Saint Petroc devint le premier Prieur de Bodmin; et par la suite pas seulement l'église à Bodmin et celle à Padstow, mais aussi nombre d'églises en Cornouailles, dans le Devon et le Pays de Galles portèrent son nom. Concernant les deux Petrockstows, il y eut nombre de confusions, car tant Bodmin que Padstow furent d'abord nommées Petrocstow. Un Petrockstow fut incendié par les Danois en 981, mais on a compris qu'il s'agissait de Padstow, car les Danois pillaient et incendiaient habituellement les places côtières. Combien de temps est-ce que Bodmin fut connu comme Petrocstow, on n'en sait rien. De certains anciens manuscrits, il est évident que le nom de Bodmin, dans l'une ou l'autre de ses variantes, fut utilisé de longues années avant l'arrivée des Anglo-Saxons et plus tard des Normands en ce lieu.

Saint Petroc rendit son âme au Seigneur à Padstow et ses ossements furent placés dans un "délicat tombeau" placé devant le maître-autel dans l'église qu'il avait fondée. Ses Reliques et sa cloche (le "cimbalum") furent utilisés de manière ecclésiale durant au moins cinq cents ans après sa naissance au Ciel, et, de plus, furent préservées pour presque cinq cents autres années, jusqu'à la "Réforme".

Il serait intéressant d'essayer de visualiser ce à quoi un monastère celtique des sixième ou septième siècles pouvait ressembler. C'était un endroit simple, presque primitif, un établissement ne soutenant aucune ressemblance ou comparaison avec les magnifiques abbayes et prieurés du Moyen-Age ultérieur. Ces monastères celtiques des "Ages Noirs" furent en général fait d'une petite église avec quelques huttes ou cellules; chacune occupée par un frère, protégé à l'entour par un mur d'enceinte en terre. L'Abbé vivait comme ses frères subordonnés. A l'époque, les manuscrits rédigés par ces Moines étaient regardés comme des bibliothèques. Ces livres n'étaient pas conservés sur des étagères mais dans des boîtiers en cuir et accrochés aux poteaux le long des murs. Les mieux équipés de ces monastères devinrent nos premières écoles.

Bodmin semble avoir été fleurissant durant la période anglo-saxonne, et en l'an 938, le roi Athelstan est rapporté avoir fait don des terres de "Nywanton" au Monastère de Saint-Petroc. Le monastère avait gagné la faveur royale en acceptant de se conformer aux pratiques romanisées anglo-saxonnes. L'Eglise cornique avec son clergé celtique devait à cette époque avoir été amené à adopter la manière romaine.

Le fait que l'influence anglaise était à l'oeuvre durant les neuvième, dixième et onzième siècles est révélé par les manumissions d'esclaves enregistrées dans les Evangiles de Bodmin. Ces Evangiles de Bodmin, qui se trouve de nos jours au British Museum, sont les seuls livres d'un monastère cornique des "Ages Noirs" à avoir survécut. La plupart des maîtres dont la libération de l'esclave est mentionnée sont anglais, bien que certains noms soient corniques, et que tous les esclaves n'étaient pas corniques, il y avait quelques Anglais!

Comment l'esclavage et le système de manumission [action d’affranchir un esclave ou un serf] fonctionnaient, voici deux histoires qui vont l'illustrer.

Un Anglais du nom d'Aelfric, fils d'Aelfin, voulut réduire en l'esclavage un homme de Cornouailles nommé Putrael. L'homme fit appel à Boia, un Prêtre de Saint-Petroc, et finalement il y eut un accord stipulant que Putrael échapperait à l'esclavage s'il donnait à Aelfric un groupe de huit boeufs, remis à la porte de l'église Saint-Petroc, et payait un droit de soixante pences au Prêtre pour sa médiation. La deuxième histoire est de la même époque. Un grand noble anglais, l'Ealdorman Aethelweard, était apparemment le propriétaire du manoir de Lyscerruyt, autour duquel la ville de Liskeard se développera. Son épouse, Aethaelflaed, souhaitant affranchir une esclave pour le bien de son âme et celui de son époux, mais ne souhaitant pas aller à Bodmin pour accomplir la cérémonie à l'autel de Saint-Petroc comme cela se faisait, demanda que des clercs de Bodmin fassent le voyage de Liskeard. Il fallait apporter avec eux la cloche du Saint, afin qu'elle sanctifie la manumission. Plus tard, cependant, l'Ealdorman Aethelweard partit pour Bodmin, au Monastère de Saint-Petroc, afin d'y confirmer l'affranchissement en présence de l'Evêque de Cornouailles, de l'Abbé de Bodmin et du clergé.

Les Reliques de Saint Petroc furent apportées au Prieuré de Bodmin par les Moines qui, on le pense, avaient choisit de venir à Bodmin pour fuir les périls des Danois. Le chef du Saint fut placé dans un boîtier en ivoire et conservé dans un tombeau dans l'église du Prieuré. Le Prieuré, devenu papiste, souffrit de nombre de dégâts durant la "Réforme" et le coffret fut caché dans la pièce face au porche sud de l'église paroissiale. Il demeura caché jusqu'au dix-huitième siècle. Le coffret est exposé et visible dans cette église.

En 1177, un des chanoines papiste de Bodmin, Martin, qui était tombé en disgrâce avec le prieur, vola les Reliques de Saint Petroc et les emporta avec lui à l'Abbaye de Saint-Meen en Bretagne. Moines et les fidèles furent outrés. La populace réclama le retour des saints ossements. Le coffret en ivoire fut restitué.

Un désastre frappa à nouveau en 1994, quand des voleurs pénétrèrent dans l'église et s'emparèrent à nouveau du reliquaire de Saint Petroc. Le Comté de Cornouailles fut ébranlé, et des prières furent dites à travers toutes les Cornouailles, et en nombre de places hors du pays, pour un bon retour de ce qui est considéré comme le vrai symbole et l'héritage des Cornouailles. En effet, l'évêque hérétique (papiste? anglican?) de Truro y référa comme à ce qui "représentait l'esprit de chaque Cornique". Des lettres apparurent dans les journaux tant locaux que nationaux, exprimant aigreur et tristesse face au vol, et un appel direct fut adressé à sa majesté la reine Elisabeth II pour aider à retrouver le bien en bon état.

Au grand soulagement de chacun, le coffret fut "retrouvé dans un champ dans le Yorkshire" et remis aux détectives du Devon et à la police de Cornouailles. Le Conseil Communal de Bodmin, propriétaire légal du reliquaire, le reçut de retour dans l'église de Saint-Petroc et accepta de le replacer dans l'église, mais en prenant des mesures de sécurité avec les autorités ecclésiales.

Le voleur de Reliques qui avait transporté le corps du Saint vers la Bretagne en 1177 avait dit qu'il était "le chef des Saints de Cornouailles". Saint Petroc est le Saint protecteur du Monastère orthodoxe de Saint-Petroc, en Tasmanie.

Une autre Vie, sur le site Internet de la paroisse de Saint-Petroc, Cornouailles :
http://homepages.tesco.net/~k.wasley/stpetroc.htm

Deux autres Vies :
la première avec notes archéologiques :
http://web.archive.org/web/20010604030840/http://www.st-petroc-bodmin.co.uk/html/cross.htm
la seconde avec l'histoire du vol récent du reliquaire et retrouvé :
http://web.archive.org/web/20021209200519/http://www.st-petroc-bodmin.co.uk/html/cross.htm

église Saint-Petroc, à Padstow (ville de Petroc) :
http://www.padstowparishchurch.org.uk/padstowchurch.htm

Tropaire de Saint Petroc et ses compagnons, ton 2
Ô Petroc, Maître Bâtisseur de la Foi dans l'Ouest,/
qui préféra la guerre céleste à l'héritage royal terrestre et aux prouesses militaires:/
avec tes compagnons vous avez voyagé à travers l'ouest du pays, établissant des églises/
et les animaux furent eux aussi sujets de ton affection./
Dans ton zèle monastique, tu récitas les Psaumes dans les rivières:/
par tes prières, puisse le flot de la Foi chrétienne/
à jamais augmenter en notre pays.
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