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 Le Calendrier de l' Eglise du Christ VI

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AuteurMessage
Archimandrit Nil



Nombre de messages : 43
Date d'inscription : 26/07/2006

MessageSujet: Le Calendrier de l' Eglise du Christ VI   Lun 1 Nov - 18:47

LE CALENDRIER DE L'ÉGLISE
(suite)
D. AUTRES CONSÉQUENCES DE CETTE INNOVATION

A. Justification de la révolte papale

En effet le Pape, par cette innovation arbitraire, fut conséquent avec ses principes, d'après lesquels il est, soit disant : «au-dessus des conciles oecuméniques.» Mais l'Écriture enseigne que «la folie de Dieu est plus sage que la sagesse humaine» et que"Dieu a choisi les choses folles de ce monde» pour confondre les sages et les puissants de cette terre.

Donc la LOGIQUE de DIEU et de l'ÉGLISE est au-dessus de la logique du monde. Souvent le monde n'est pas satisfait de la logique de l'Église car celle-ci ne correspond pas aux exigences de sa propre logique. Autrefois aussi le monde considérait la logique de l'Église comme insensée. Mais l'apôtre Paul dit que Dieu a voulu sauver les croyants «par la folie de la prédication !»

La première chose faite par les Pères d'avant nous et les conciles, fut d'examiner dans quelle mesure les arguments papaux correspondaient à la LOGIQUE, AUX EXIGENCES et aux INTÉRETS de l'ÉGLISE. Quant à la logique scientifique de ce «siècle imposteur» comme devant être abolie, elle fut reléguée au tout second plan. Au moment donc où le pape dévia de l'Église catholique du Christ, ses arguments, même s'ils sont «logiques» ou scientifiquement exacts, ne lui sont d'aucune utilité.

Pour cela l'Église refusa, rejeta et anathémisa les propositions du Pontife romain, les jugeant préjudiciables et dangereuses pour les fidèles, même si la précision scientifique était du côté de l'Innovateur.

Les nouveau-calendaristes donc, ayant adopté la réforme du calendrier papal qu'ils ont masqué perfidement sous le vocable : «calendrier julien corrigé», tout simplement ont avoué qu'il leur fallait quatre siècles pour se rendre compte que le Pape avait raison et que soit-disant nos saints Pères souffraient d'un antilatinisme maladif, de sorte que malgré la justesse des propositions papales, eux les rejetaient sur un «coup de tête.»

Fallait-il vraiment se donner la peine de résister, au moyen d'anathèmes pendant quatre siècles, aux propositions papales pour les adopter aujourd'hui ? En dehors de toute considération spirituelle de la question, même sous l'angle de la simple dignité humaine, l'affaire est purement ridicule ou manque du sérieux.

Toutefois le patriarche de Jérusalem Nectaire («Opposition» page 214) dit expressément : «Des institutions papales, nous n'avons pas reçues et nous ne les acceptons pas ! Qu'elles soient apocryphes, falsifiées ou AUTHENTIQUES, pour nous elle sont nulles.

Le Patriarche de Jérusalem Dosithée souligne aussi : «Le pape étant hérétique, bien que chair (et que sa gloire comme la fleur de l'herbe se soit desséchée et sa fleur fanée) il s'en orgueillit de dépasser la connaissance divine en instituant d'autres temps et d'autres mesures, hors des temps prescrits par le Seigneur, en innovant d'autres mesures et d'autres pascalies, à l'encontre de l'Alliance du Seigneur !» (Volume de la Joie page 495).

b. Création d'un schisme dans l'Église

La Grèce orthodoxe n'accepta pas l'innovation papale. Trois métropolites séparèrent leurs responsabilités d'avec la hiérarchie innovatrice, parmi lesquels l'ex-métropolite de Florina, Chrysostome, qui alla jusqu'à l'exil. On pourrait écrire des volumes au sujet des persécutions qu'on subi et subissent jusqu'à ce jour les vrais chrétiens orthodoxes. Des moniales furent défroquées de force aux tribunaux et aux bureaux des évêchés; on déchirait les soutanes des prêtres, on les faisait raser de force par les gendarmes et on les battait dans les caves de l'archevêché d'Athènes ! Nos églises furent fermées et les fidèles se réfugièrent dans les forêts et les cavernes pour la célébration liturgique. Des prêtres de l'Église officielle entrèrent avec des gendarmes dans les églises des vrais chrétiens orthodoxes, renversèrent les saints autels et foulèrent aux pieds le Pain eucharistique, le Corps seigneurial. Les icônes ne pouvant pas être décrochées, furent arrachées à la hache pour les jeter avec les calices dans les camions de la police.

Nos églises furent démolies et une même fut passée à la dynamite. Nos prêtres et évêques se cachaient de maison en maison selon les paroles du Seigneur : «les renards ont leurs tanières et les oiseaux du ciel leurs nids», tandis qu'eux «n'avaient pas où reposer la tête»! Les monastères furent fermés, liquidés ou calomniés. Les étudiants en théologie, s'ils suivaient le calendrier orthodoxe, n'avaient pas droit au diplôme. Les mariages et les baptêmes n'étaient pas enregistrés dans les registres d'État, ainsi plusieurs enfants furent portés comme adultérins et les veuves restaient sans retraite !

L'attitude des vrais chrétiens orthodoxes fut héroïque. Par milliers, ils protestèrent et ensuite étaient matraqués et dispersés par la police. Des vieillards de 90 ans furent battus, mais ils approchaient les portes fermées de nos églises, allumant des cierges sur le trottoir pour ne pas confondre la Maison de Dieu vivant avec la montagne Garisin de l'Innovation et nos vieillards criaient aux policiers : «Fermez-la mes enfants; quoi que vous en ferez, c'est ici que nous viendrons adorer le Dieu de Vérité.» Ainsi ils ne levèrent pas leurs mains vers les dieux étrangers de l'occident.

Il arrivait de raser un prêtre cinq ou six fois et lui de répondre à ses persécuteurs : «Rasez mes enfants, rasez ! Ils pousseront de nouveau. Pourvu que nous, nous ne les enlevions pas de notre gré. Maintenant la grâce ne nous abandonne pas.»

Pendant l'archiépiscopat de l'archevêque Spyridon de honteuse mémoire, les persécutions atteignirent leur zénith. Voici un extrait de la presse journalière (KATHIMERINI 20.2.1952) «Exagérations ! Nous ne sommes nullement disposés ni à prendre la défense des vieux-calendaristes ni à nous tourner contre eux. Les vieux-calendaristes peuvent être tout ce que l'on veut : naïfs, têtus ou arriérés, mais ils ne sont ni criminels, ni des voyous. Pourtant, dans les bureaux de l'archevêché, un prêtre et un vieux moine de 80 ans furent traités comme de vulgaires criminels. On leur déchira la soutane et les rasa de force. Les victimes ont visité nos bureaux et nous les avons vues. Et nous avouons qu'une profonde pitié nous a envahi quand nous les avons vues dans un tel état de misère.» Nul besoin de commentaires, mais combien d'autres faits existent dont la presse n'a pas pu ou n'a pas voulu s'emparer !

à suivre

LE CALENDRIER GRÉGORIEN
Gordon Moyer

En principe, Le calendrier grégorien n'est qu'une version légèrement retouchée du calendrier julien. La commission pontificale décréta que l'année 1582 serait amputée de dix jours afin de replacer l'équinoxe de printemps à la date du 21 mars. Au cours des siècles en effet, elle avait régressé jusqu'au 11 mars. Pour maîtriser la dérive de la date équinoxiale, il fut décidé que le jour supplémentaire, ajouté aux années séculaires dans Le calendrier julien (car il s'agissait d'années bissextiles) serait supprimé, sauf quand l'année séculaire est un multiple de 400 (1600, 2000 et 2400 par exemple). Ces réformes, promulguées dans la bulle pontificale du 24 février 1582, soulevèrent une tempête de protestations, suscitèrent de furieuses disputes entre savants et amenèrent le commun des mortels à se demander si les oiseaux sauraient encore à quel moment procéder à leurs migrations saisonnières ...

Un sujet de controverse
La controverse fut autant religieuse qu'académique. Nous étions à l'époque de la Réforme; les pays protestants rejetèrent Le nouveau calendrier en prétendant qu'il ne s'agissait là que d'une manigance papale destinée à ramener les ouailles rebelles sous la juridiction de Rome. L'accusation n'était d'ailleurs pas sans fondements. Grégoire XIII était un ardent et même un impitoyable promoteur de la Contre-Réforme. Il aida Philippe II d'Espagne à châtier les protestants hollandais et il accepta sans rechigner la tête du chef des Huguenots français après Le massacre de la Saint-Barthelémy. Le Pape célébra ce bain de sang comme une victoire du Catholicisme et fit frapper une médaille commémoratives. Grégoire XIII jugea le moment opportun pour imposer une réforme du calendrier au monde chrétien, ce qu'il fit en menaçant d'excommunication tous ceux qui ne l'accepteraient pas.

L'ardeur des querelles religieuses du temps n'explique pas toutes les oppositions au calendrier grégorien. De nombreux érudits admettaient qu'un nouveau système était souhaitable (le décalage croissant du calendrier julien était connu depuis des siècles); mais ils pensaient que Le système grégorien n'apportait pas de véritable amélioration par rapport au système précèdent. En fait, Le grand mathématicien François Viète, souvent surnommé Le père de l'algèbre moderne, condamna Le calendrier grégorien, selon lui, une corruption du calendrier julien.

Les principaux savants du XVIe siècle, dont Viète, reprochaient au calendrier grégorien ses approximations astronomiques. Cette opinion était partagée par deux des plus féroces adversaires de la réforme grégorienne, Michael Maestlin et Joseph Justus Scaliger. Maestlin fut un des premiers astronomes à épouser ouvertement les théories de Copernic et il est célèbre pour avoir été le professeur de Johannes Kepler à Tübingen. Scaliger avait une érudition extraordinaire, il parlait couramment une douzaine de langues, c'était un humaniste, un historien, un philologue et un chronologiste de grand renom. Ses collègues le présentaient comme un «puits de science», un «océan de savoir». Il fut le pire ennemi de Clavius, principal défenseur de la réforme grégorienne.

Une fête mobile
Maestlin, comme Scaliger, pensait que le calendrier grégorien ne constituait pas le meilleur moyen pour déterminer Pâques. Au Concile de Nicée en 325, on avait décrété que Pâques devait être célébré le même jour par tous les Chrétiens. L'Église décida que la fête de Pâques serait célébrée le premier dimanche après le 14e jour de la Lune (soit approximativement le moment de la pleine Lune) qui coïncide avec, ou qui suit immédiatement l'équinoxe de printemps (événement astronomique qu'on fixait, à l'époque du Concile, au 21 mars). Ce processus compliqué est encore employé de nos jours pour déterminer la date de Pâques et, du même coup, celle de toutes les autres fêtes mobiles. Le calcul de la date de Pâques est l'opération la plus complexe du calendrier. Même Carl Friedrich Gauss, qui travailla sur le problème quand il était jeune, ne réussit pas à trouver un algorithme complet permettant de calculer la date exacte de Pâques.

D'une année à l'autre, Pâques peut tomber n'importe quel dimanche entre le 22 mars et le 25 avril. Plus étonnant, il faudrait 5 750 000 ans pour que toutes les dates de Pâques se répètent dans le même ordre.

...

Clément Vlll, qui devint Pape en 1592, avait chargé Clavius d'expliquer le nouveau calendrier au monde chrétien et de justifier son adoption. L'Explicatio est le volumineux résultat de cette mission. C'est un ouvrage technique imposant. L'érudit Alexander Philip d'Edimbourg a écrit que Clavius «tel une seiche», avait escamoté son sujet dans «l'océan d'encre dont il l'avait entouré». Il y a du vrai dans cette remarque : Clavius est, par moments, prolixe et rabâcheur, mais il est rarement illisible et ses ouvrages étaient appréciés. Il était, en fait, un des auteurs scientifiques qui se vendaient le mieux en cette fin de Renaissance.

Astronomie et calendrier
Tous les traités que Clavius consacra au calendrier grégorien furent regroupés et réimprimés dans le tome V de son Opera mathematica qui parut en 1612, l'année de sa mort. Le tome V comporte une réimpression du Kalendarium Gregorianum perpetuum, publication officielle sur la réforme calendaire émise par l'Église en 1582 et rédigée par la commission du calendrier sous le Pape Grégoire XIII. On retrouve aussi la bulle «Inter gravissimas. . . » du 24 février 1582, annonçant à tous les princes chrétiens que le nouveau calendrier prendrait effet à partir du 15 octobre de la même année : «afin de rendre à l'équinoxe de printemps la place qu'elle avait à l'origine et que les Pères du Concile de Nicée fixèrent au XII Kalend Aprilis (21 mars), nous prescrivons et ordonnons, en ce qui concerne le mois d'octobre de l'année 1582, que dix jours allant du 3 Nones (5 octobre) au jour précédant les Ides (14 octobre) inclus soient supprimés...». Clavius et les autres membres de la commission évitèrent de rompre la succession normale des jours de la semaine que cette suppression aurait dû provoquer : au jeudi 4 octobre 1582, dernier jour du calendrier julien, succéda le vendredi 15 octobre.

...

L'élimination de dix jours n'était pas une nécessité. La date de l'équinoxe de printemps aurait tout aussi bien pu rester le 11 mars. Le vrai problème était d'empêcher la date choisie, quelle qu'elle soit, de dériver avec le temps. Comment le calendrier, arrêté par le Pape Grégoire XIII, réussit-il à maintenir l'équinoxe à la date du 21 mars ou à peu près ? C'est là la question essentielle qu'il convient de poser si l'on veut comprendre le mécanisme de la réforme calendaire. Bien que le souci principal de la commission papale ait été de replacer le jour de Pâques au printemps et de l'y garder, c'était en fait la date de l'équinoxe qu'il fallait stabiliser pour parvenir à ce résultat.

Vraisemblablement, aucune réforme n'aurait eu lieu en 1582 si les fêtes pascales n'avaient pas été en cause. L'erreur d'environ 11 jours qui s 'était creusée dans le calendrier julien, entre le Concile de Nicée en 325 et 1582, restait faible et la différence entre la date inscrite au calendrier et le passage des saisons ne se faisait guère sentir; en fait, si le calendrier julien était resté en usage jusqu'à nos jours, le décalage ne serait actuellement que de deux semaines : ce laps de temps serait encore trop faible pour que les habitants de l'hémisphère Nord le perçoivent comme un déplacement des dates du printemps vers l'été. L'erreur cependant était amplifiée pour Pâques puisque sa célébration dépendait d'une date fixe attribuée à l'équinoxe de printemps.

...

La bulle pontificale du 24 février 1582 ordonnait aux Chrétiens d'Europe d 'adopter le calendrier grégorien à partir du 15 octobre 1582 (ou en 1583). La bulle fut réimprimée pour figurer dans le tome V de l'Opera mathematica de Christoph Clavius, jésuite et astronome,...

Chez nous, ni les patriarches, ni les conciles ne peuvent jamais introduire quoi que ce soit de nouveau, car chez nous, le conservateur de la piété du corps du Christ est présent lui-même; c'est le peuple, qui veut toujours maintenir sa foi intacte, d'accord avec la foi de ses pères.

Encyclique du 6 mai 1848
L'ORTHODOXIE, LA VRAIE FOI
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