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 Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe

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Athanase



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MessageSujet: Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe   Mar 30 Déc - 0:58

Citation :
L’EUCHARISTIE
POUR LA REMISSION DES PECHES

Archiprêtre Evgaph Kovalevsky

« Cahiers Saint-Irénée » n° 32 – Décembre 1961-janvier 1962

Cet article est l'occasion de cette discussion...

Aussi, en tenant compte que la communion peut remettre les péchés, par la foi aux paroles sacramentelles eucharistiques , selon l'Écriture sainte, les Pères et les liturgies, pourquoi ne vous unissez-vous pas aux Luthériens confessionnels, en vertu de la confession d'Augsbourg et du petit catéchisme?

Citation :
Petit Catéchisme(1529)

LE SACREMENT DE L'AUTEL, ou LA SAINTE CÈNE

tel qu'un chef de famille doit l'enseigner aux siens en toute simplicité


1 Qu'est-ce que la Sainte Cène?
La Sainte Cène est un sacrement institué par notre Seigneur Jésus-Christ, dans lequel nous mangeons son vrai corps et buvons son vrai sang sous les espèces du pain et du vin.

Où cela est-il écrit?
Les Évangélistes saint Matthieu, saint Marc et Saint Luc, et l'apôtre saint Paul rapportent ce qui suit:

«Notre Seigneur Jésus-Christ, la nuit où il fut trahi, soupa avec ses disciples; il prit du pain et, ayant rendu grâces, il le rompit, le donna à ses disciples et dit: Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe et, ayant rendu grâces, il leur donna et dit: Buvez-en tous; cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est répandu pour vous en rémission des péchés. Faites ceci toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.»

2 Quelle est la grâce de la Sainte Cène?
La grâce de la Sainte Cène nous est indiquée par ces mots: «Donné et répandu pour vous en rémission des péchés». Ainsi, en vertu de ces paroles, nous recevons dans la Sainte Cène la rémission des péchés, la vie et le salut; car là où il y a rémission des péchés, il y a aussi vie et salut.


3 Comment l'action de manger et de boire peut-elle nous communiquer une telle grâce?

Ce n'est pas la simple action de manger et de boire qui nous communique cette grâce, mais ce sont les paroles: «Donné et répandu pour vous en rémission des péchés»; en effet, ces paroles s'ajoutant à l'action de manger et de boire constituent l'élément principal du sacrement. Celui qui croit à ces paroles obtient ce qu'elles expriment, savoir «la rémission des péchés».


4 Qui communie dignement?
Jeûner et préparer son corps est sans doute une bonne discipline extérieure; mais celui-là seul est digne et bien préparé, qui croit à ces paroles: «Donné et répandu pour vous en rémission des péchés». Mais celui qui ne croit pas à ces paroles, ou qui en doute, est indigne et non préparé. Car ces mots: «pour vous» exigent absolument des coeurs croyants.
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Athanase



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MessageSujet: Re: Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe   Mar 30 Déc - 22:09

L'Eucharistie pour la rémission des péchés





L’EUCHARISTIE

POUR LA REMISSION DES PECHES

Archiprêtre Evgaph Kovalevsky






« Cahiers Saint-Irénée » n° 32 – Décembre 1961-janvier 1962 Sous ce titre nous trouvons, dans la revue Irenikon - n° 2 de 1961 -, un article fort utile aussi bien pour le milieu catholique romain que pour les catholiques orthodoxes. L'article est signé D.A. Tanghe. L'auteur, certes, s'adresse surtout à ses coreligionnaires romains. Il écrit : "Qu'il revienne à l'eucharistie et à la communion d'opérer la rémission des péchés, c'est là un énoncé qui ne trouverait guère de place dans la théologie catholique actuelle. Bien au contraire, l'état de grâce est une des dispositions requises pour s'approcher de la communion. Sans cette disposition la communion devient un sacrilège. Les effets de la communion sont l'union avec Jésus-Christ et l'accroissement de la vie surnaturelle. D'après le concile de Trente l'eucharistie a encore comme effet de préserver des péchés mortels et de remettre les péchés véniels. Encore que, sur ce dernier point, on incline à penser que l'eucharistie ne pardonne pas les péchés véniels "ex opere operato" mais "ex opere operantis" (p. 165).

Telle n'est pas la théologie orthodoxe. Elle n'a jamais mis "l'état de grâce" comme une condition à la communion. Pour elle, c'est un non-sens. On communie pour entrer "en état de grâce", et non parce qu'on est "en état de grâce". En allant à la communion, un fidèle orthodoxe peut dire les célèbres paroles de Jeanne d'Arc : "Si je n'y suis, que Dieu m'y mette. Si j'y suis, que Dieu m'y garde".

L'expression "état de grâce", dans la théologie romaine, sous-entend qu'on n'a pas commis de péché mortel, sans éviter les péchés véniels. Tout ceci est très loin de la conception orthodoxe ; ce langage est étranger à sa spiritualité.

De même, l'opinion que "l'eucharistie ne pardonne pas les péchés véniels ex opere operato mais ex opere operantis" sonne étrangement à l'oreille d'un non-romain. Cependant, si les conceptions et les langages diffèrent radicalement, le problème pratique reste vital.

Malgré la théologie, l'ecclésiologie, les textes patristiques et liturgiques si nombreux et si clairs, la pieuse coutume a entouré la communion, en Orient, d'un tel respect sacré que, psychologiquement, on n'ose plus s'approcher si on n'est pas pur et digne, et, employant les termes scolastiques, si l'on n'est pas "en état de grâce". On ne va plus communier pour être guéri, purifié et pardonné ; on s'y rend après le jeûne, la confession, une longue préparation, dans une robe lavée. On ose communier parce qu'on est pardonné et non pour être pardonné. La communion est devenue une fête - en Russie, on félicite pour la communion -, elle n'est plus le "pain quotidien".

Je me souviens d'une conversation avec quelques prêtres russes d'une grande qualité morale et d'une piété exemplaire. Ils soutenaient avec force que la communion est le couronnement, le sommet dont seuls les dignes peuvent s'approcher. Sans nier nullement que la communion est l'union avec le Christ, la source de la grâce, le feu qui nous divinise, qu'elle est le centre de la vie de l'Eglise, les prémices du repas eschatologique de l'Époux avec l'Eglise, j'indiquais à mes confrères qu'elle est en même temps le médicament, l'absolution, la purification, le pardon, la nécessité quotidienne et vitale pour le progrès spirituel, un instrument de notre salut, blessure pour le diable. Ils poussèrent des cris d'indignation, considérant que je jetais les perles aux pourceaux et que c'est un sacrilège de regarder l'eucharistie comme un "instrument de notre salut". Pour eux, la communion demeurait presque une récompense pour la bonne conduite. Pour laver les péchés, il y a le baptême, le jeûne, la pénitence, la confession, disaient-ils, mais pas la communion.

Cette conception "janséniste" dans les milieux orthodoxes, privée de toute base liturgique et pa­tristique, dévie le sens plénier de l'eucharistie et écarte les fidèles de la communion fréquente. On se demande pourquoi on lit, juste avant la communion et après la confession, des prières remplies de l'idée de pénitence et qui reprennent à plusieurs reprises les expressions "pour la rémission des péchés et la guérison de l'âme et du corps". Et que dire de la Sainte Cène, quand le Christ dit lui-même : "Prenez et mangez... buvez-en tous... en rémission des péchés".

N'avançons pas plus loin et donnons la parole à l'auteur :

"Nous trouvons des traces importantes de cette théologie dans les liturgies d'Occident comme d'Orient ; il y a même des textes de la littérature ancienne qui nous en donnent un clair témoignage.

"On a déjà étudié cet aspect de la théologie eucharistique dans les sacramentaires léonien, gélasien et grégorien[1]. La conclusion, bien appuyée sur les textes, est celle-ci : "Le repas divin, n'est pas moins efficace que la nourriture matérielle. Comme elle : Il répare et guérit. Ici les termes se pressent. Il est un remède, un médicament, une médecine, une guérison, il restaure, il renouvelle, il refait, il recrée. Il assure le présent, mais il répare aussi le passé. Comment l'eucharistie libère des fautes commises, la théologie devra l'expliquer. Mais, à n'en pas douter, l'eucharistie est rémission des péchés (absolutio, venia, liberatio), nettoyage de l'âme (purgatio, mundatio, purificatio), satisfaction de l'injure faite à Dieu (expiatio, satisfactio). Elle laisse notre âme nette, pure, sainte et sauve (sanctificatio, sanitas, salus")[2]. Cet examen des sacramentaires nous révèle la théologie valable pour l'époque du VIe au IXe siècle. Le moyen âge latin a été également examiné sous cet aspect. En étudiant la préparation à la communion au moyen âge, P. Browe a constaté que la confession n'était pas strictement requise. Il a fait remarquer à cette occasion que la communion elle-même aide à effacer les péchés. Il cite quelques textes intéressants à l'appui, en précisant qu'il ne s'agit pas seulement de la rémission des péchés véniels[3]."On peut comparer ici encore l'"Ordo ad accipiendum corpus Domini" dans le psautier de l'abbé Oderisius et 1"Ordo ad sumendum Corpus Domini" du doyen Jean à la fin du XIe siècle[4] qui ont des formules semblables. Il suffit d'ajouter que de pareilles formules se sont conservées dans la liturgie latine jusqu'à nos jours, notamment dans la prière préparatoire à la communion "Domine Jesu Christe, Fili Dei vivi", après le baiser de paix, où le prêtre dit : "Libers me per hoc sacrosanctum Corpus et Sanguinem tuum ab omnibus iniquitatibus et universis malis",... dans la prière pendant la purification du calice : "Corpus tuum, Domine, quod sumpsi et Sanguis, quem potavi, adhoereat visceribus meis, et praesta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt sacrements" et dans un grand nombre de postcommunions, dont la postcommunion "pro vivis et pro defunctis" est un exemple typique :

"Purificent nos, quaesumus, omnipotens et misericors Deus, sacramenta quae sumpsimus, et interce dentibus omnibus sanctis tuis, praesta ; ut hoc tuum sacramentum non sit nobis reatus ad poenam, sed intercessio salutaris ad veniam ; sit absolutio scelerum, sit fortitudo fragilium, sit contra omnia mundi pericula firmamentum ; sit vivorum atque mortuorum remissio omnium delictorum".


Dernière édition par Athanase le Mar 30 Déc - 22:12, édité 1 fois
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Athanase



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MessageSujet: Re: Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe   Mar 30 Déc - 22:10

"Le concile de Rouen (vers 880) prescrivit pour la distribution de la communion la formule : "Corpus Domini et Sanguis prosit tibi ad remissionem peccatorum et ad vitam aeternem" - disons, en passant, que la formule du concile de Rouen est gardée dans notre liturgie gallicane -. "Ce n'est point une formule isolée pour la distribution de la communion. Selon l'usage actuel dans les Eglises byzantines le prêtre, en distribuant la communion, récite une formule équivalente : "Le serviteur de Dieu N. reçoit le précieux et très saint Corps de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés et pour la vie éternelle". Le rite syrien oriental (chaldéen) a conservé également une formule semblable : "Le corps de Notre Seigneur au pieux fidèle N. pour la rémission de ses péchés" et "Le sang de Notre Seigneur pour le pardon des péchés...". Il ne faudrait pas penser que ces formules sont d'invention plus récente. Même si ces formules étaient introduites dans la liturgie à une époque plus récente, elles devraient remonter à des schèmes plus anciens. Philoxène de Mabboug témoigne de ce que de son temps déjà, le prêtre, en distribuant la commu­nion, disait : "Le corps de Dieu pour le pardon des péchés" et "Le sang du Fils de Dieu pour la purification des fautes"[5].

"Il faut souligner spécialement la présence de cette théologie dans les anaphores. Tout d'abord dans la prière de l'épiclèse. La liturgie des "Constitutions Apostoliques" (liturgie clémentine) continue l'épiclèse en disant : "... pour qu'en y participant, ils se fortifient en piété et obtiennent la rémission de leurs péchés...". Ainsi aussi la très ancienne anaphore des apôtres Addal et Mari : "Que l'Esprit-Saint descende sur cette oblation de vos serviteurs, qu'Il la bénisse et la sanctifie, afin qu'elle soit pour l'expiation de nos fautes et pour le pardon de nos péchés". De même l'anaphore de saint Jean Chrysostome et les anaphores syriaques de Timothée d'Alexandrie, de Sévère d'Antioche, de saint Grégoire de Nazianze, de saint Jean Chrysostome et les deux anaphores des XII Apôtres.

"Cette théologie revient encore dans les anaphores syriaques dans la prière d'action de grâces : anaphore syriaque de saint Jean Chrysostome, anaphore des XII Apôtres, première anaphore de Dioscore d'Alexandrie, première anaphore de Jacques de Saroug.

"Dans la liturgie de saint Jean Chrysostome le prêtre récite à voix basse, pendant la litanie avant le "Pater", la prière suivante :

"Nous Vous confions toute notre vie et tout notre espoir, Seigneur, ami des hommes, nous Vous prions et nous Vous supplions. Daignez nous faire participer aux mystères célestes et redoutables de cette table sacrée et spirituelle avec une conscience pure, "pour la rémission de nos péchés, le pardon de nos fautes", la communion du Saint-Esprit, l'héritage du royaume céleste, la confiance devant Vous et non le jugement et la condamnation".


"Dans la liturgie de saint Basile, après le "Pater" le prêtre récite à voix basse la prière de l'inclinaison :

"Maître et Seigneur, Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, bénissez ceux qui inclinent leur tête devant Vous ; sanctifiez-les, gardez-les, fortifiez-les, affermissez-les, éloignez-les de toute action mauvaise, disposez-les à toute bonne œuvre et jugez-les dignes de participer sans condamnation à vos sacrés et vivifiants mystères, "pour la rémission de leurs péchés" et la communion de l'Esprit-Saint".


"Dans l'office de la communion nous retrouvons des textes semblables :

"De même que Vous n'avez pas rejeté celle qui était semblable à moi, la courtisane et la pécheresse, lorsqu'elle s'approcha de Vous et Vous toucha, "agissez de même avec moi, pécheur, qui m'approche de Vous et qui Vous touche". Comme Vous n'avez pas eu en abomination sa bouche souillée et maudite lorsqu'elle Vous baisa, n'ayez pas non plus en abomination ma bouche qui est plus souillée et plus digne de malédiction que la sienne, ni mes lèvres infâmes, impures et profanes, ni ma langue plus impure encore. "Que le charbon ardent de votre Corps tout saint et de votre Sang vénérable soit pour moi la sanctification", l'illumination, la force de ma pauvre âme et de mon corps, "l'allègement de mes nombreux péchés", une préservation contre toute influence du démon".

"Dans la cinquième prière avant la communion :

"... rendez-moi digne de participer sans crainte de condamnation à vos vénérables, immortels et redoutables mystères, "pour la rémission de mes péchés" et pour la vie éternelle, pour que mon âme et mon corps soient sanctifiés, illuminés, fortifiés, guéris et rendus à la pleine santé".

"Dans la sixième prière avant la communion :

"Rendez-moi digne de recevoir, sans craindre condamnation, vos divins, glorieux et vivifiants mystères. Que loin d'amener mon châtiment et l'aggravation de mes péchés, ils me purifient, me sanctifient, me soient un gage de vie future et de l'entrée dans votre royaume, une protection et un secours ; qu'ils mettent en fuite mes ennemis et me fassent "pardonner mes nombreux péchés".

"Dans la neuvième prière avant la communion :

"... recevez-moi, qui m'approche de Vous et qui Vous touche, comme Vous avez accueilli la courtisane et l'hémorroïsse. Celle-ci a été guérie sans peine en touchant le bord de votre habit ; et moi, misérable, qui ose recevoir votre Corps tout entier, que je ne sois pas consumé ! Mais accueillez-moi, comme Vous avez accueilli ces femmes ; éclairez les facultés de mon âme, "brûlez la matière de mes péchés...".

"Dans la deuxième prière après la communion :

"... faites-moi la grâce, jusqu'à mon dernier soupir, de recevoir dignement vos saints mystères avec une conscience pure pour la rémission de mes péchés et pour la vie éternelle".

"De la troisième après la communion :

"... Vous qui êtes un feu qui consume les indignes, ne me brûlez pas, ô mon Créateur, mais plutôt glissez-Vous parmi mes membres, dans toutes mes articulations, dans mes reins et dans mon cœur. "Consumez les épines de tous mes péchés", purifiez mon âme, sanctifiez mon cœur...".

"De la quatrième prière après la communion :

"Seigneur Jésus-Christ, que votre saint Corps me procure la vie éternelle et que votre Sang divin "efface mes péchés".

"Les textes liturgiques nous donnent donc un témoignage abondant remontant à une très haute antiquité : cette théologie eucharistique est attestée en Orient comme en Occident. Mais les textes ne nous renseignent pas sur la portée de la rémission des péchés, ni sur les conditions éventuelles."

Insistons sur le caractère thérapeutique de la communion, qui complète la vertu de la rémission des péchés. Aussi bien dans les prières avant qu'après la communion, on revient sur la guérison de nos âmes et de nos corps.

Ayant parcouru les textes essentiels liturgiques, l'auteur se réfère aux Pères de l'Eglise :

"Saint Ephrem nous donne un témoignage dans la seconde hymne sur la fondation de l'Eglise : "Par sa venue il a expulsé de toi (= Eglise) les victimes impures des sacrifices et il a placé en toi son corps comme vie et le calice de son sang comme gage, afin que par lui leurs crimes leur soient pardonnés".

"L'idée est claire : les sacrifices de l'Ancien Testament pour le pardon des péchés sont remplacés dans le Nouveau Testament par la communion.

"L'auteur de l'"Expositio Officiorum Ecclesiae" a expliqué le rite du "sancta sanctis" d'une manière instructive pour nous :

"Il y en a qui pensent que c'est du saint qui est sur l'autel que (le prêtre) dit qu'il convient dans la perfection, parce que c'est dans la perfection de la conscience que nous devons y participer et parce qu'il convient (seulement) à des saints.

"Ils n'ont pas compris que "la communion est donnée aux pécheurs pour le pardon des péchés". Le Christ quand il le donna, dit à ses apôtres : "Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous pour la rémission des péchés" et "ceci est mon sang du nouveau testament, qui est versé pour la rémission des péchés". Mais pour tout ce que le prêtre dit sans l'expliquer, il faut s'adresser au peuple, qui en donne l'explication...

... Et ainsi quand le prêtre dit : le saint convient aux saints dans la perfection, c'est le peuple qui fait savoir qui sont les saints, dont il parle ; et le peuple dit : un Père saint, un Fils saint, un Esprit saint".


Dernière édition par Athanase le Mar 30 Déc - 22:14, édité 1 fois
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Athanase



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MessageSujet: Re: Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe   Mar 30 Déc - 22:11

L'"Expositio" témoigne donc clairement de la communion pour le pardon des péchés, mais le contexte ne nous offre aucune précision.

"Saint Jean Maron dans son explication de la liturgie de saint Jacques interprète les paroles de l'Institution comme suit :

"C'est pour deux raisons qu'il affirme nous donner son corps, d'abord pour la rémission des péchés, ensuite pour donner la vie éternelle dans les cieux, comme il a dit : celui qui mange mon corps, vivra éternellement".

"Saint Ambroise dans son "Expositio in Psalmum 118" parle de la rémission des péchés, qui est dans la communion :

"Sois prêt à recevoir ta protection, à manger "le corps du Seigneur Jésus, qui contient la rémission des péchés", l'exigence de la réconciliation avec Dieu et de la protection éternelle".

"Le "De sacramentis" de saint Ambroise contient encore quatre témoignages :

"Mais réfléchis : qu'est-ce qui est plus grand, la manne du ciel ou le corps du Christ ? Assurément c'est le corps du Christ, qui est l'auteur du ciel. Puis, celui qui a mangé la manne est mort celui qui aura mangé ce corps obtiendra la rémission de ses péchés et il ne mourra jamais.

"Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés. Si, chaque fois que son sang est répandu, il est répandu pour la rémission des péchés, je dois toujours le recevoir, pour que toujours il remette mes péchés. Moi qui pèche toujours, je dois avoir toujours un remède.

"J'ai "mangé mon pain avec mon miel". Tu vois qu'il n'y a nulle amertume dans ce pain, mais qu'il est toute douceur. "J'ai bu mon vin avec mon lait". Tu vois que c'est une sorte de joie qui n'est salie par aucune souillure de péché. Chaque fois, en effet, que tu bois, tu reçois la rémission des péchés et tu es enivré par l'Esprit.

"Ainsi le saint Job offrait chaque jour un sacrifice pour ses fils, de peur qu'ils n'eussent commis quelque péché dans leur cœur ou en paroles. Toi donc, tu entends dire que chaque fois qu'on offre le sacrifice, on représente la mort du Seigneur, l'ascension du Seigneur, ainsi que la rémission des péchés, et tu ne reçois pas chaque jour le pain de vie ? Celui qui a une blessure cherche un remède. C'est une blessure pour nous d'être soumis au péché ; le remède céleste, c'est le vénérable sacrement".

"Saint Augustin en répondant aux questions de Janvier, oppose deux avis sur la fréquence de la communion, qu'il approuve toutes deux ; le second se présente comme suit :

"Si la plaie du péché et la violence de la maladie sont telles, qu'il faille remettre l'utilisation de pareils médicaments, c'est de l'autorité du pontife qu'il faut être écarté de l'autel pour faire pénitence et c'est de la même autorité qu'il faut être réconcilié. Car ceci veut dire recevoir indignement (la communion), si quelqu'un la reçoit au moment où il devrait faire pénitence".

"Ce qui rend la communion indigne, c'est le défaut de pénitence, mais l'eucharistie en soi est un médicament.

"La question 44 des "Quaestiones et responsiones ad orthodoxos" attribuées à S. Justin en témoigne également :

"La vision du prophète Isaïe signifiait le Christ, assis sur le trône de gloire, "purifiant par la participation à sa chair les péchés des hommes impies", qui partout glorifient la sainte Trinité à cause de la grandeur de ses dons divins".

"Saint Jean Damascène l'a exprimée dans une belle comparaison théologique :

"Pour ceux qui y participent dignement avec foi, l'eucharistie est pour le pardon des péchés et pour la conservation de l'âme et du corps ; mais pour ceux qui y participent indignement et sans foi elle est punition et châtiment, comme la mort de Notre Seigneur devint pour les croyants la vie et l'incorruptibilité pour atteindre à la béatitude éternelle, mais pour ceux qui n'ont pas cru et qui ont tué le Seigneur une punition et un châtiment éternel".

"Le principe de l'eucharistie pour le pardon des péchés y est clairement exprimé ; en outre, les indignes ne semblent pas être les pécheurs, mais ceux qui n'ont pas la foi.

Puis l'auteur fait une analyse fidèle de la position théologique de Thomas d'Aquin :

"Saint Thomas d'Aquin dans sa "Somme théologique" se demande si l'eucharistie a comme effet de remettre les péchés mortels. L'usage et l'enseignement de son temps disent qu'on ne peut s'approcher de la communion avec des péchés mortels ; plutôt que la rémission ce serait la condamnation (Sed contra). Cependant il s'est rendu compte que des prières liturgiques montrent que l'eucharistie remet des péchés mortels (ad 3m). Il résout cette opposition en expliquant que les "scelera" sont ceux, dont on n'a pas conscience, ou que ce qu'on demande, par l'"absolutio scelerum", c'est d'avoir une meilleure contrition, ou de mieux les éviter (ad lm). En pratique pour saint Thomas, l'eucharistie ne pardonne pas le péché mortel. En théorie cependant il n'a pas abandonné le principe que l'eucharistie en soi pardonne le péché : "Respondeo dicendum quod virtus hujus sacramenti potest considerari dupliciter. Uno modo, secundum se. "Et sic hoc sncramentum habet virtutem ad remittendum quaecumque peccata", ex passione Christi, quae est fons et causa remissionis peccatorum".

L'auteur souligne l'unité intime entre les sacrements d'initiation, en particulier le baptême et la communion. Le problème de la confirmation est estompé chez lui. Cette unité des trois sacrements d'initiation est fidèlement sauvegardée par l'Eglise catholique orthodoxe, mais elle s'est perdue dans l'Eglise catholique romaine. En effet, ces trois sacrements se sont détachés l'un de l'autre par la pratique de la confirmation et de la communion tardives. N'oublions pas que nous sommes lavés autant par le sang du Christ que par l'eau du baptême. L'auteur écrit :

"Aphraate nous donne dans un passage de sa IVe démonstration sur l'oraison l'exposé suivant :

"(Isaïe) leur a dit (aux Juifs) : vos mains sont pleines de sang. Quel est ce sang qu'Isaïe a prévu, sinon le sang du Christ, qu'ils ont fait descendre sur eux et sur leurs enfants... Mais s'ils étaient lavés dans l'eau, s'ils recevaient le corps et le sang du Christ, leur sang serait expié par le Sang et leur corps serait purifié par le Corps ; leurs péchés seraient lavés...".

"Il s'agit dans ce texte du péché des juifs qui ont crucifié Jésus-Christ. Ils pourront obtenir le pardon de leur péché par la cérémonie qui se compose du baptême et de la communion. A côté du baptême qui "lave les péchés" se trouve la communion au corps et au sang du Christ qui "purifie le corps et le Sang".

"Saint Cyprien dans son "Liber de lapsis" (XV-XVI) parle d'un mal nouveau qui vient de se faire jour dans l'Eglise. Certains, ayant participé aux sacrifices des démons (ab aria diaboli revertentes) s'approchent de la communion ; ils ne se préoccupent pas de pénitence, mais oublient tout simplement leur crime (poenitentia de pectoribus excussa est, gravissimi extremique delicti memoria sublata est). Ils méprisent la monition de l'Apôtre aux Corinthiens :

"Quiconque mange le pain ou boit le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur" (1 Cor. II, 27). Il continue : "Spretis his omnibus atque contemptis, ante expiata delicta, ante exomologesim factam criminis, "ante purgatam conscientiam sacrificio et manu sacerdotis" ..., vis infertur corpori ejus et sanguini, et plus modo in Dominum manibus atque ore delinquunt quam cum "Dominum negaverunt". Il est donc question ici du péché d'apostasie dont le remède doit être la pénitence, la confession, l'imposition des mains et le sacrifice eucharistique. Nous voyons donc que le sacrifice eucharistique, comprenant sans doute la communion, sous les conditions préalables de la pénitence, de la confession et de l'imposition des mains, joue un rôle dans la rémission du péché, même du péché d'apostasie".

L'auteur termine son étude par "L'application du principe", paragraphe moins réussi que les autres, mais à sa décharge disons que ce sujet a été très peu étudié en général dans la théologie :

"Théodore de Mopsueste lui aussi sait que la communion opère la rémission des péchés, mais il va faire des distinctions. Dans sa deuxième homélie sur la messe (= XVIe hom.) il nous parle des effets de la communion :

"Le corps et le sang de Notre Seigneur et la grâce de l'Esprit-Saint, qui par là nous sera donnée, nous procureront des secours pour les œuvres bonnes, et nous fortifieront dans nos dispositions, repoussant les vains calculs et éteignant aussi absolument les fautes - si toutefois ce n'est pas volontairement que nous avons agi, mais qu'elles nous ont assailli sans que nous y pensions, et que par la faiblesse de notre nature, sans le désirer, nous y sommes tombés, mais que nous en avons ressenti une grande tristesse et avec une vive contrition nous prions Dieu à cause de ces fautes que nous avons commises. "Sans doute", en effet, "la communion aux saints mystères nous donnera la rémission de telles fautes, puisque lui-même Notre Seigneur a dit clairement : Ceci est mon corps, qui pour vous a été rompu en vue de la rémission des péchés", et : ceci est mon sang, qui pour vous a été répandu en vue de la rémission des péchés (Matth. 26, 26-28), et : je suis venu, dit-il, non pour appeler les justes mais les pécheurs à la pénitence (Matth. 9, 13). Si donc c'est sans y prendre garde que nous péchons, il nous sera dur de nous approcher des saints mystères ; (si) avec zèle nous faisons le bien et avons horreur du mal et nous nous repentons sincèrement des fautes qui nous arrivent,- ... - "certainement nous aurons, par la réception des saints mystères, le don de la rémission des fautes" selon la parole de notre Seigneur le Christ...".

"Pour Théodore, le pardon des fautes par la Communion, promise par Jésus-Christ dans les paroles de l'institution, s'applique aux péchés de négligence et de faiblesse.


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MessageSujet: Re: Oecuménisme pro-testant/ortho-doxe   Mar 30 Déc - 22:11

Il dit encore :

"Si, en effet, le "charbon ardent" qui fut présenté au moyen d'une pince par le Séraphin, approchant les lèvres enleva absolument les péchés et ne brûla ni ne consuma selon la nature de l'objet visible, bien plus - quand tu vois le pontife, à cause de la grâce de l'Esprit qui est en lui en vue de ce ministère, te donner de ses mains ce don (la communion) avec une grande assurance -, te faut-il, toi, avoir confiance et le recevoir avec grande espérance".

"Mais il y a d'autres péchés :

"Si nous avons commis un grand péché, qui rejette la loi, à jamais - ceci n'est pas dit n'importe comment - il nous faut nous abstenir de la communion...".

"Ces "grands péchés" pour Théodore sont de l'ordre de celles que saint Paul énumère dans I Cor. 5.

"C'est Philoxène de Mabboug qui nous donne l'information la plus claire et la plus complète. Philoxène veut prouver que l'Esprit-Saint (= la grâce) ne quitte pas l'âme du pécheur. Un de ses arguments est précisément fondé sur la communion pour la rémission des péchés : si l'Esprit-Saint quittait le pécheur, celui-ci deviendrait comme un non-baptisé et il ne pourrait plus s'approcher de la communion ; or c'est précisément comme pécheurs que le prêtre et le peuple communient :

"Et après avoir achevé ces sacrifices divins et accompli ces mystères par la descente du Saint-Esprit, il ne distribue pas l'Eucharistie aux autres, avant de l'avoir prise lui-même d'abord, comme un indigent, reconnaissant devant toute l'Eglise, que lui le premier il prend l'Eucharistie, "pour être purifié par elle" ; puis il la distribue aux autres, afin que soit accomplie réellement la parole, que d'abord il offre le sacrifice pour lui-même et ensuite pour le peuple. Car s'il n'avait pas sacrifié d'abord pour lui-même, il ne se serait pas approché le premier de l'Eucharistie. Donc son sacrifice témoigne contre lui qu'il est pécheur, car "c'est en tant que pécheur qu'il prend l'Eucharistie pour être purifié par elle" et il la distribue à tous ceux qui sont dans ces dispositions. Pour cette raison, au moment de leur distribuer les Mystères, il dit : "Le corps de Dieu pour le pardon des péchés" et : "Le sang du Fils de Dieu pour la purification des fautes", rappelant par cette parole ce que Notre-Seigneur dit à ses disciples lorsqu'il leur distribua ses Mystères : "Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous pour le pardon des péchés" et "Ceci est mon sang qui est versé pour le pardon des péchés".

"Il est intéressant de noter que pour Philoxène "il n'y a pas de péché qui puisse nous dépouiller de notre baptême (c'est-à-dire, de l'Esprit et de la grâce) ni l'adultère, ni le vol, ni la fornication, sauf la négation de Dieu et la communication avec les démons, parce que l'Esprit n'entend pas rester là où habite Satan".

"Toutefois l'argument de Philoxène est affaibli par le fait qu'en son temps certains théologiens ou pasteurs prétendaient que le péché empêche le fidèle de s'approcher de l'eucharistie. C'est pourquoi il dit :

"Comment alors le pécheur s'approche-t-il de la communion des saints mystères, si l'Esprit-Saint qui lui permettait de le faire n'est pas en lui ? - Comme le non-baptisé ne peut pas s'approcher des Mystères, ainsi le pécheur (ne le peut pas), si le Saint-Esprit l'a quitté selon la parole stupide de ceux qui disent : il ne peut pas s'approcher des Mystères. Et si le pécheur ne s'approche pas des Mystères, pourquoi ont-ils été donnés ? Que devient cette parole : "Ceci est mon corps qui est rompu pour la rémission des péchés" et "Ceci est mon sang qui est versé pour la rémission (des péchés) ".

"A comparer Philoxène de Mabboug avec Théodore de Mopsueste, on constate que les deux sont d'accord pour affirmer en général que l'eucharistie pardonne les péchés. Mais alors que pour Philoxène c'est la rémission de tous les péchés, sauf la négation de Dieu et la communication avec les démons, qui enlèvent l'Esprit-Saint, pour Théodore il y a plusieurs péchés graves qui empêchent de s'approcher des Mystères ; ce sont des péchés considérés comme graves en soi, commis sans crainte, non par faiblesse ou par négligence, qui enlèvent l'Esprit quand on y persévère et y demeure. La différence entre Philoxène et Théodore ne porte essentiellement que sur le point de savoir quels sont les péchés qui enlèvent l'Esprit.

"Un dernier témoignage très explicite nous est donné par une page que le copiste du manuscrit syriaque 201 de la Bibliothèque Nationale a inséré dans le texte du "Liber Graduum". En voici la traduction française :

"Du livre du paradis. L'abbé Pémen a dit : Les péchés commis avant le baptême, sont remis par le baptême purificateur ; comme il est dit : faites pénitence et que chacun de vous se laisse baptiser au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le pardon des péchés (Act. 2, 38). Les péchés commis après le baptême (sont remis) par les saints mystères du corps et du sang de Notre-Seigneur : ceci est mon corps et ceci est mon sang qui est rompu et qui est versé pour la rémission des péchés. C'est ainsi qu'ils seront remis : si ce sont des péchés que l'Ecriture Sainte condamne sévèrement, que saint Paul commande d'écarter du royaume des cieux ceux qui les commettent, ceux-là seront remis, quand après un certain temps de (pénitence) dans des sacs et la cendre selon les canons et les lois imposées aux transgresseurs par les supérieurs, on reçoit la communion, le cœur plein de repentir, sur ses transgressions. Mais si on commet quelque faute envers les frères, et si en toute humilité on fait une métanie en demandant le pardon avec repentir, immédiatement Dieu lui pardonne, puisqu'il a dit : va te réconcilier avec ton frère, et : pardonne et on te pardonnera".

"Ce manuscrit est du XIIe siècle. Et ce texte sort évidemment d'un milieu monastique, où cette théologie s'est peut-être conservée plus longtemps.

Peu importe ici ; il exprime très clairement le principe que tous les péchés commis après le baptême sont remis par la communion, à condition certes qu'il y a pénitence et componction".

La conclusion de l'auteur est un point d'interrogation : "si la rémission est accordée par l'eucharistie, on comprend difficilement qu'elle soit en même temps l'effet du sacrement de pénitence. On peut espérer ainsi que l'étude historique et approfondie de cet aspect enrichisse notre connaissance et de l'eucharistie et de la pénitence".

Nous sommes d'accord avec l'auteur qu'une étude approfondie sur l'évolution des sacrements s'impose. Pourtant, nous pensons que le caractère médical et purificateur de la communion n'affaiblit nullement la confession, ne la rend pas inutile, ne fait pas d'elle un double emploi. N'est-elle pas le "deuxième baptême", le "baptême des larmes" ? Mais c'est un autre sujet, que nous ne pouvons pas traiter ici.

Nous nous sommes permis de présenter largement cet article, car il fait ressortir avec une honnêteté tout orthodoxe et un sentiment très catholique ce qui est "supra-essentiel" pour notre vie chrétienne : le double aspect des dons divins, qui remettent nos péchés et nous procurent la vie éternelle, nous libèrent du joug de Satan et nous unissent au Christ, combattent en nous la mort et nous remplissent de l'Esprit de vie, nous arrachent à l'ignorance et nous éclairent par la connaissance de la vérité, nous sauvent et nous déifient.



[1]. Emile Janot, "L'Eucharistie dans les sacramen­taires occidentaux", dans "Recherches de Science Religieuse", 17 (1927), P. 5-24.

[2]. Ibid., p. 18-19.

[3]. Peter Browe, "Die Kommunionvorbereitung im Mit­telalter", dans "Zeitschrift für Katholische Theologie", 56 (1932), P. 375-415.

[4]. A. Wilmart, "Prières pour la communion en deux . Psautiers du Mont-Cassin", dans "Ephemerides Liturgicae, 43 (1929), p. 320-328.

[5]. A. Tanghe, "Memra de Philoxène de Mabboug sur l'inhabitation du Saint-Esprit", dans "Le Muséon", 73 (1960), p. 61.
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