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 Saint Hervé de Bretagne; 1 - 14 juin

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Philippe Crévieaux



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Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: Saint Hervé de Bretagne; 1 - 14 juin   Dim 14 Juin - 12:40

SAINT HERVÉ (HARVEY, HERVEUS, HUVA, HOUARNEO, HOUARNIAULE) DE BRETAGNE, ABBÉ (+575) 1 – 17 juin
On connaît la belle histoire de Saint Hervé : son père, le barde Hyvarnion, pieux et chaste, quitte la cour du roi Childebert, pour se retirer en sa Bretagne natale. En route, un Ange lui apparaît dans son sommeil et lui ordonne d'épouser la jeune et pure Rivanone, qu'il rencontrera bientôt. Hyvarnion obtempère et de leur union naît Huvarné ou Hervé; ses yeux sont privés de la lumière terrestre, mais s'ouvriront de bonne heure à celle du paradis. Enfant prédestiné, il se retire dans la solitude. La tradition raconte aussi qu'un jour un loup dévora l'âne avec lequel il labourait, mais sur l'injonction du Saint, il vint prendre la place de l'animal et acheva le travail.

De tout cela l'historien ne peut retenir grand'chose. Seuls les lieux où son culte est resté particulièrement en honneur permettent de le situer quelque peu : il aurait dirigé un monastère à Plouvien, qu'il transporta plus tard à Lanhouarneau, lieu de sa naissance céleste et de sa sépulture. Il aurait assisté au Concile du Menez-Bré, réuni contre Conomor. Une chapelle s'y éleva en son honneur.

Dans l'iconographie, il est ordinairement représenté avec son loup, et accompagné de son guide fidèle, le jeune Guiharan.

Saint Hervé est vénéré dans toute la Bretagne, mais nous avons peu de détails fiables sur lui - sa Vie n'a pas été écrite avant tard dans la période médiévale. Tout ce que nous savons avec certitude, c'est qu'il fut Ermite en Bretagne, où il est toujours en très haute vénération, et où Hervé est un des noms de garçon les plus populaires.

L'histoire continue en rapportant qu'une jeune barde de Brittonie nommé Hyvarnion, un neveu de Saint Cadoc, vivait à la cour de Childebert, roi des Francs. Après quatre ans, désirant retourner dans son pays natal, il partit pour la Bretagne, où un jour, chevauchant à travers bois, il entendit une jeune fille chanter. La douceur de sa voix attisa sa curiosité, et, descendant de son cheval, il se fraya un chemin à travers les arbustes où, dans une clairière ensoleillée, il trouva une jeune fille occupée à récolter des herbes. Il lui demanda à quoi elles servaient. "Ces herbes", répondit-elle, "éloignent la tristesse, qui elle éloigne l'aveuglément, et je cherche pour les herbes de la vie qui chassent la mort." Hyvarnion, oubliant son voyage vers sa patrie, tomba amoureux à l'instant, et plus tard l'épousa.

Après trois ans, ils eurent un fils qui naquit aveugle, et dans leur peine, ils l'appelèrent Hervé, qui signifie amertume. Lorsqu'il eu atteint l'âge de deux ans, son père mourut, et sa mère, Rivanon, et l'enfant se retrouvèrent dans la pauvreté et sans amis. Dans sa tristesse, elle lui chantait, et il grandit en aimant la poésie et la musique. Lorsqu'Hervé eut sept ans, Rivanon le confia aux soins d'un Saint appelé Arthian, et elle devint Ermitesse. L'enfant voyagea à travers le pays, chantant et mendiant, guidé par un chien blanc qu'il tenait par une corde. Jusqu'à ce jour, les Bretons chantent la ballade de l'enfant aveugle, guidé par son chien, chantant pendant qu'il grelottait dans le vent et la pluie, sans souliers, pieds nus, les dents claquant à cause du froid.

A l'âge de quatorze ans, avec l'accord de sa mère, il chercha après un oncle qui était Ermite, et tenait une école monastique dans la forêt à Plouvien. Son oncle l'accueillit, et bien vite, Hervé excella dans la connaissance au delà des autres élèves. A la mort de son oncle, il devint Abbé. Chaque matin, les enfants se rassemblaient pour être enseignés par leur aveugle de maître, et chaque soir, ils partaient "comme un essaim d'abeilles sortant d'un chêne creux." Il les instruisait dans la musique, la poésie, et par dessus tout, dans la manière chrétienne de vivre.

"Quand vous vous réveillez au lit", disait-il, "offrez votre coeur au Dieu Bon, faites le Signe de Croix, et dites avec foi et espérance, 'Je Te donne mon coeur, mon corps et mon âme. Fais-moi devenir un homme bon.' Lorsque vous voyez voler un corbeau, pensez au diable. Lorsque vous voyez une colombe voler, pensez à un Ange, doux et blanc. Pensez à Dieu, comme le soleil fait fleurir les roses sauvages sur les montagnes. Le soir, avant d'aller au lit, demandez en votre prière qu'un Ange blanc vienne du Ciel et veille sur vous jusqu'à l'aube. C'est la vraie manière de vivre en Chrétiens. Pratiquez ma chanson, et vous mènerez de saintes vies."

En plus d'enseigner, Hervé travaillait aux champs près de l'école. Il fut vénéré pour sa sainteté et ses miracles. Un jour, un loup mangea l'âne avec lequel il labourait les champs. Le jeune enfant qui guidait Hervé cria de terreur, mais à la prière d'Hervé, le loup se mit sous le harnais de l'âne et acheva le travail qui restait.

Plus tard, il décida de déplacer la communauté vers Léon. Là, l'Evêque voulut l'ordonner Prêtre, mais Hervé refusa humblement. C'est ainsi, bien qu'il ne fut jamais Prêtre, Hervé est dit avoir participé à l'anathémisation solennelle du dirigeant tyrannique Conomor, vers 550. De Léon, le Saint groupe voyagea vers l'Ouest. A côté de la route vers Lesneven, on trouve la fontaine Saint Hervé, que l'on dit qu'il aurait fait jaillir pour satisfaire à la soif de ses compagnons. Finalement, ils s'installèrent et Hervé bâtit un monastère à Lanhouarneau dans le Finistère, qui gagna une grande réputation.

Sortant de son monastère, où il vivra le restant de ses jours, Hervé voyagera périodiquement pour prêcher ou agir comme exorciste. Il n'était plus guidé par son chien blanc, mais par sa petite nièce, Kristine, qui vivait près de lui dans une chaumière de claies et de chaume, bâtie pour elle par les Moines, et qui, joyeuse comme une fée, lui chantait tout en cueillant les fleurs pour l'autel. Lorsque vint le temps de sa naissance au Ciel, il lui dit : "Tina, ma chère, prépare mon lit, mais pas comme d'habitude. Prépare-le sur la terre ferme, devant l'autel, au pieds de Notre Seigneur. Place une pierre comme oreiller, et couvre mon lit de cendres." Pleurant, elle accomplit son voeu, et dit : "Puisses-je te suivre au bon moment, comme le bateau suit le navire."

Pendant que ses Moines regardaient vers son lit de mort, on dit qu'ils entendirent une musique des choeurs célestes, l'accueillant au Ciel. Ainsi s’endormit le Saint aveugle breton, qui avait enseigné dans l'école de la forêt, et dont tout en sa vie, malgré son aveuglément, avait rendu gloire à Dieu.

ou

Hervé naquit dans le Léon à Lanrioul, hameau de Plouzévédé. Son père, Hyvarnion, né dans la Bretagne insulaire vint en Armorique au temps de la grande migration du sixième siècle et épousa Rivanone, jeune orpheline de grande vertu. De cette union naquit un fils aveugle, Hervé, qui fut élevé dans la piété et fit de bonnes études. Hervé réalisa des miracles dont l'un des plus célèbres est sans doute celui de la maîtrise d'un loup. Un loup ayant dévoré l'âne d'un laboureur (en l'occurrence le jeune garçon qu'on avait chargé de servir de guide à Hervé), il fut appelé par Hervé qui le chargea de tous les travaux incombant habituellement à l'âne. Le loup se montra le plus paisible des serviteurs.

Hervé se contenta des ordres mineurs et préféra la vie d'Ermite et la mission d'exorciste. Poète, il allait par les villages où il chantait. Pourtant il se fixa en un lieu qui est aujourd'hui Lanhouarneau (Lan-Hooarné). Durant sa période érémitique, il réalisa, localement, des miracles en divers domaines. Il s'endormit dans le Seigneur vers 575 et fut inhumé à Lan-Houarné.

La spécialité thérapeutique qui lui est reconnue - la guérison des maux d'yeux - s'explique par l'infirmité qui le marqua de sa naissance à sa naissance au Ciel. Dans les Côtes-d'Armor, Saint Hervé (Houarniaule) est invoqué à Trédaniel (canton de Moncontour), en la chapelle de la Mère de Dieu. On le prie certes pour les maladies oculaires (conjointement avec Saint Lubin), mais c'est surtout pour la guérison des peurs, des angoisses et de la dépression nerveuse que l'on fait appel à lui.

Saint Hervé serait le compositeur d'un cantique populaire et émouvant, "kantik ar baradoz" (un hymne au Paradis) souvent chanté aux funérailles. Voici où l'entendre :
http://perso.wanadoo.fr/per.kentel/kantikou/sons/ar_baradoz.mid

Jésus, pé ker bras é plijadur en iné,
P'arriù glan dirak doué Hag én é garanté.


Jésus, qui vit aux cieux
Et règne près de Dieu,
J'attend ton paradis
Car tu me l'as promis.

J'irai vers ta clarté
ô Christ ressuscité,
Je crois que ton regard
Ne peut me décevoir.

Plus d'ombre, plus de pleurs
Ni larmes, ni douleurs,
Jésus, car près de toi
Tout n'est que paix, que joie !

Qu'à l'heure de ma mort
Ta voix me dise encor:
Ami, dès aujourd'hui
Viens dans mon Paradis.


Cantique Breton de Saint Hervé, (6ème siècle) sur 4 notes.(Ermite-Musicien aveugle venu de Grande Bretagne. Arrangement musical AEB Soft)
Kantik ar Baradoz
Jezuz pegen bras ve, Plijadur an ene
Pavez e gras Doue Hag en e garante
Pavez e gras Doue Hag en e garante


Tropaire de Saint Hervé ton 1
Ô Hervé, toi le ménestrel et l'enseignant de la Foi,/
ta douce voix illumina les ténèbres bien que tu sois né sans le don de la vue./
Prie que la lumière du Christ puisse toujours disperser les nouvelles ténèbres païennes en nos pays,/
Afin que Dieu puisse être glorifié.
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