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 Saint Médard de Tournai-Noyon; 8 - 21 juin

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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Saint Médard de Tournai-Noyon; 8 - 21 juin   Dim 21 Juin - 15:17

SAINT MEDARD (VULGAIREMENT APPELE SAINT MARD), ÉVÊQUE DE TOURNAI-NOYON ET CONFESSEUR (+ VERS 560)
Né à Salency, en Picardie, d'une noble famille franque, Saint Médard fut éduqué à Saint-Quentin, où il se fit apprécier pour sa charité. Dès son ordination sacerdotale (505), il commença à rayonner par ses vertus et la grâce de ses miracles, qu'il utilisait pour la conversion des pécheurs. Il fut sacré par Saint Remi Evêque de Saint-Quentin et du Vermandois, mais transféra son siège épiscopal à Noyon, associant Tournai à son diocèse. Par ses prédications appuyées de miracles, il réussit à purifier cette région des derniers restes de paganisme.

Quand Sainte Radegonde quitta son mari, le roi Clotaire, qui venait de faire assassiner son frère, elle se rendit aussitôt auprès du Saint Evêque et, par ses instances, elle parvint à le convaincre de l'ordonner Diaconesse. Saint Médard s'endormit en paix, chargé de jours, vers 560, et devint, au Moyen Age, un des Saints les plus populaires d'Occident.

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Les moeurs de l'époque n'étaient pas toujours irréprochables, et lorsque jeunes gens et jeunes filles célébraient le retour du printemps en organisant des bals en plein air, les limites de la décence étaient très souvent plus que dépassées. Le Saint Evêque n'appréciait guère ces débordements bachiques, et il demanda un jour à Dieu d'intervenir pour empêcher tout cela. Il fut entendu, et au moment de commencer le bal, ce fut un véritable déluge qui s'abattit sur la région. Même chose le lendemain et le surlendemain. Et lorsque le soleil se décida à revenir au bout de quelques semaines, le temps de la moisson était arrivé et il n'était plus question de danser. Plus tard, Médard, décidément fort soucieux de la vertu des jeunes filles, institua la fête des Rosières, où était couronnée la jeune fille la plus vertueuse de la ville. Chaque année, des élections avaient lieu dans l'église, et cette coutume se perpétua fort longtemps dans les provinces françaises.

Il s’endormit 8 juin 556. Son corps fut transporté à Soissons, et une abbaye s'éleva sur son tombeau. Il fut l'un des Saints les plus populaires du Moyen Age. Sa fête se célèbre le 8 juin, et il est vénéré dans les diocèses de Bruges, Tournai, Gand et Liège. Son nom a parfois été raccourci en Saint Mard, et c'est sous ce vocable qu'une localité belge porte son nom (banlieue de Virton). Des églises lui sont consacrées à Saint- Mard, Solre-sur-Sambre. Jodoigne, Tournai, et Anderlues, où se trouvent une partie de ses reliques.

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Médard naquit à Salency, en Vermandois. Son père Nector appartenait à une grande famille franque; sa mère Protagia était gallo-romaine. Il fit ses études à "Augusta Veromanduorum" (Saint-Quentin), et se fit remarquer dès lors par sa charité : quand il rencontrait des pauvres, il leur distribuait ses provisions de la journée sans se soucier d'être obligé de rester à jeun; une fois, il donna même son manteau. Il prédit à son ami Éleuthère qu'il deviendrait comte, puis Evêque de Tournai. Cette prophétie : se réalisa Éleuthère devint même un Saint. Médard monta lentement les degrés de la hiérarchie ecclésiastique et devint Prêtre. Des miracles mirent en évidence ses vertus et sa charité : un voleur, qui était entré dans ses vignes, la nuit, pour prendre du raisin, ne put trouver la sortie et dut attendre la venue du Saint le lendemain; il le renvoya après lui avoir donné le fruit de son larcin. Un autre, qui avait volé du miel, fut obligé de recourir au saint pour être délivré des abeilles qui le harcelaient. Un troisième, qui avait emmené un boeuf, dut le ramener car la clochette suspendue à son cou ne cessait de sonner. Il réussit aussi à faire rendre aux soldats de Clotaire le butin qu'ils avaient fait dans le pays.

A la naissance céleste de l'Evêque du Vermandois, Alomer, Médard fut choisi pour lui succéder : il fut peut-être sacré par Saint Remi. Il transféra le siège épiscopal de Saint-Quentin à Noyon, ville plus facile à défendre et voisine de ses propriétés familiales de Salency. Il organisa son diocèse et extirpa les derniers restes du paganisme; travail obscur sur lequel les anciens hagiographes ne s'étendent guère, mais l'action des Saints Evêques du haut Moyen Age christianisa la France.

La renommée de sainteté qu'il avait de son vivant nous apparaît quand nous voyons Sainte Radegonde se diriger vers lui, aussitôt après avoir quitté son époux Clotaire qui venait de faire assassiner son frère. Elle lui demanda de la consacrer à Dieu en lui donnant l'habit de diaconesse. Médard hésita, non par peur de la colère du roi et des menaces des leudes présents, qui lui criaient : "Prêtre, ne t'avise pas d'enlever au roi sa femme légitime, qu'il a solennellement épousée!", mais pour ne pas aller contre les Saints Canons en séparant une femme de son mari. Mais Radegonde avait obtenu l'autorisation et elle vainquit les scrupules de l'Evêque. Elle alla se revêtir de l'habit monastique et revenant devant Médard lui dit : "Si tu hésites à me consacrer, si tu crains un homme plus que Dieu, sache, pasteur, qu'il te sera demandé compte de l'âme de ta brebis." Cette parole décida le bon pasteur. Il imposa les mains à Radegonde et la consacra Diaconesse. Et Clotaire ne lui en fit grief quand, plus tard, il se mit à regretter d'avoir laissé partir son épouse. D'ailleurs, Médard déjà très âgé rendit son âme au Seigneur peu après, vers 560.

Le corps de Saint Médard fut aussitôt transféré à Soissons, et une abbaye s'éleva sur son tombeau. Il fut un des Saints les plus populaires du Moyen Age. L'Abbaye de Saint-Médard de Soissons devint très grande et très riche; elle eut un rôle très important sous les rois mérovingiens et carolingiens. On dit que Saint Médard aurait institué les rosières; la première aurait été une de ses soeurs. Il n'est pas possible de trouver des traces de cette tradition au-delà du dix-huitième siècle, mais quoi qu'il en soit, on a élu une rosière à Salency bien avant de le faire ailleurs.

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SAINT MEDARD DE NOYON ET SAINT GILDARD(APPELE GODARD EN NORMANDIE), ARCHEVÊQUE DE ROUEN, FRÈRES
Puisque la Divine Providence a joint si étroitement ces deux frères, nés et baptisés ensemble, ordonnés Prêtres et sacrés Evêques ensemble, et endormis dans le Seigneur le même jour pour aller jouir ensemble de la couronne immortelle due à leur sainteté, il n'est pas raisonnable de les séparer. Ils naquirent en Picardie, au village de Salency, à une lieue de Noyon, à une époque où les Francs, conquérants d'une partie des Gaules, étaient encore idolâtres; c'était vers le commencement du règne de Childéric, père de Clovis. Leur père, Nectard, franc d'origine, était l'un des principaux seigneurs qui environnaient le roi; et leur mère, qui se nommait Protagie, c'est-à-dire, selon l'étymologie gregque, première sainte, était gallo-romaine et de naissance aussi très illustre. Nectard, quoique idolâtre, avait toutes les vertus morales capables de faire un honnête homme. Protagie était Chrétienne, et avait même résolu de demeurer Vierge et de n'avoir jamais d'autre époux que Jésus-Christ; mais Dieu, qui la voulait rendre mère de deux grands Saints, lui fit connaître, par un Ange, qu'il se contentait de sa bonne volonté et qu'elle devait épouser Nectard, selon le désir et l'engagement de ses parents.

Ce mariage eut pour premier effet la conversion de Nectard; il ne put résister aux puissantes raisons de Protagie: elle le fit renoncer au culte des idoles pour adorer le Dieu souverain, créateur de toutes choses. La ressemblance de leur foi fut suivie d'une parfaite ressemblance dans les moeurs, et la superstition ayant été bannie de leur maison, on y vit régner la piété, la dévotion, la miséricorde envers les pauvres, la continence, la frugalité, la modestie et toutes les autres vertus chrétiennes.

D'après Saint Ouen et plusieurs autres auteurs, Médard et Gildard étaient jumeaux. Les tables de l'Eglise de Rouen ajoutent qu'on ne différa point leur Baptême, comme on le faisait souvent en ce temps-là; mais qu'aussitôt après leur naissance, ils furent régénérés en Jésus-Christ. Leur enfance fut toute sainte, et leurs actes en rapportent des exemples admirables, qui ne doivent pas être passés sous silence. Ce qui brilla le plus en ce jeune Saint, ce fut sa grande compassion envers les pauvres et les malheureux. Il s'assujettissait à des jeûnes rigoureux, afin de leur distribuer le pain qu'il devait manger, et se privait de toutes les douceurs dont on le gratifiait pour leur en faire largesse. Il se dépouillait lui-même pour les revêtir; et, un jour qu'on lui avait fait faire un manteau de grand prix, pour paraître avec honneur parmi les jeunes gens de son rang, ayant rencontré un aveugle qui n'avait pas de quoi se couvrir, il lui en fit présent: ce qui causa plus d'admiration que de peine à sa pieuse mère qui, heureuse de lui voir de si excellentes qualités, s'efforçait de les développer dans son jeune coeur. Un autre jour, son père étant revenu de la campagne avec beaucoup de chevaux, le chargea de les conduire dans le pré et de les y garder quelque temps, parce que tous ses gens étaient occupés à divers ministères. Comma il s'acquittait de cet humble emploi, il aperçut un homme qui, ayant perdu son cheval par quelque accident, emportait sur sa tête, avec beaucoup de peine, la selle, la bride, les étriers et les sangles. Il lui demanda pourquoi il se chargeait tant, puisque même sans charge il avait beaucoup de peine à marcher. Le passant lui répondit que son cheval venait de mourir, et que c'était pour lui un grand malheur, parce qu'il n'avait pas de quoi s'en procurer un autre. Alors le coeur du Saint fut touché de compassion, et, considérant que son père avait plusieurs chevaux, et qu'il lui était aisé d'en avoir encore d'autres, il prit un des chevaux confiés à sa garde et le lui donna.

Dieu lui fit connaître aussitôt que cette action lui était agréable; car une grosse pluie étant survenue, un aigle vint au-dessus de la tète de Médard et le mit à l'abri de ses ailes: ce qui fut vu, non seulement d'un valet qui alla le chercher pour dîner, mais aussi de son père, de sa mère et de toutes les personnes de la maison, qui accoururent pour admirer cette merveille. L'écuyer de Nectard se plaignit qu'il manquait un de ses chevaux; mais, dès que Médard eut déclaré son action, le nombre des chevaux fut rempli: il se trouva qu'il n'en manquait plus, sans qu'on pût dire comment cela s'était fait. Après un miracle si éclatant, Nectard et Protagie donnèrent à leur fils toute liberté de faire l'aumône, ne doutant pas que, faite d'une si bonne main, elle n'attirât la bénédiction du Ciel sur leur personne et sur leur famille.

Médard apaisa aussi un grand différend qui était survenu entre des paysans pour le bornage de leurs héritages; car, s'étant transporté sur le lieu, il mit le pied sur un caillou qui était en terre, leur assurant que c'était là la vraie borne; pour les en convaincre entièrement, il imprima le vestige de son pied sur ce caillou, aussi facilement que si c'eût été de la cire molle.
Durant toute son enfance, notre Saint mena une vie pieuse, mortifiée, charitable. Quoiqu'il ait passé peu d'années au lieu de sa naissance, il y a laissé des souvenirs édifiants que le temps n'a pas effacés. Bientôt, il quitta Salency et se rendit aux écoles littéraires de Vermand et de Tournai. Son père habitait souvent cette dernière ville que Childéric, roi des Francs, avait choisie pour sa résidence.
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Philippe Crévieaux



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MessageSujet: Re: Saint Médard de Tournai-Noyon; 8 - 21 juin   Dim 21 Juin - 15:18

Sous des maîtres recommandables par leur science et par leur piété, Médard avança rapidement dans la connaissance des lettres profanes, et surtout dans celle des Divines Ecritures. Il fit des progrès plus merveilleux encore dans la pratique des vertus chrétiennes. Evitant la fréquentation des grands et les divertissements de la cour, il mettait tout son bonheur à étudier, à prier, à visiter et à soulager les pauvres. Au don des miracles qu'il possédait déjà, Dieu daigna ajouter le don de prophétie: ce fut alors qu'il prédit à Eleuthère, son condisciple et son ami, la future élévation de ce Saint jeune homme au siège de Tournai.

Pour Saint Gildard, les tables de l'église de Rouen témoignent que, dans l'enfance même, il était extrêmement assidu à l'église, et qu'il y trouvait toutes ses délices; qu'ayant la gravité d'un vieillard, il fuyait tous les jeux et les divertissements qui sont l'amusement de ce premier âge, qu'après ses devoirs envers Dieu, il se faisait un devoir capital d'obéir en toutes choses à ses parents, et qu'il ne cédait en rien à son frère pour la charité envers les pauvres, jeûnant aussi pour les nourrir et se dépouillant pour les revêtir.

Nos deux Saints, offrant dans leur vie toutes les marques de la vocation ecclésiastique, furent tonsurés dans une église dédiée sous le nom de Saint Etienne [=équivalent occidental de Stéphane], où l'on a longtemps conservé les ciseaux qui avaient servi à leur couper les cheveux. On croit que cette église était aux portes de Soissons, et que c'est celle-là même qui, ayant été beaucoup augmentée par les rois Clotaire et Sigebert, a pris le nom de Saint-Médard. Ce que nous pouvons savoir de leurs études, c'est qu'ils furent mis sous la conduite des Evêques de Tournai et de Vermand, qui eurent soin de leur apprendre la doctrine sacrée, afin qu'ils devinssent capables d'enseigner le peuple chrétien, de travailler à la conversion des infidèles et de confondre les hérétiques. La docilité de leur esprit, la beauté de leur mémoire et la solidité de leur jugement, firent qu'ils acquirent en peu de temps ce que d'autres n'eussent acquis qu'en beaucoup d'années, et qu'ils furent jugés dignes, dans un âge peu avancé, d'être promus aux Ordres de l'Eglise.

Ils reçurent même la prêtrise des mains de Sophrone, Evêque de Vermand. Ce fut dans cet Ordre que parut admirablement le concert précieux de toutes les vertus dont leur âme était douée. Leurs jeûnes étaient fréquents et leur oraison continuelle; ils passaient les nuits entières dans la méditation des nos mystères, et ils y trouvaient tant de délices, qu'ils ne la quittaient qu'avec une sainte impatience de la reprendre. Modestes et humbles, ils portaient beaucoup d'honneur à leurs supérieurs; mais ils n'en voulaient pas recevoir de leurs égaux ni de leurs inférieurs, qu'ils traitaient comme leurs frères. Leur douceur et leur affabilité les faisaient aimer de tout le monde, et on ne parlait de tous côtés que de ces deux frères, qui, comme deux beaux soleils, éclairaient les églises de Picardie.

L'Archevêché de Rouen étant venu à vaquer vers la fin du cinquième siècle, par la naissance au Ciel de Crescence, l'un de ses plus dignes Prélats, le clergé et le peuple élurent Saint Gildard en sa place. Ce Saint Prêtre n'apprit qu'avec douleur cette élection; mais, comme il était évident qu'elle s'était faite par l'inspiration de Dieu, et sans nulle faveur humaine, il fut obligé de s'y soumettre. Etant arrivé à Rouen, où il y avait encore beaucoup d'idolâtres, il travailla avec un zèle infatigable à les gagner à Jésus-Christ, et il eut la consolation de voir la synagogue de Satan diminuer de jour en jour, et son troupeau prendre à tous moments un accroissement nouveau par la conversion de ces infidèles : la douceur, l'honnêteté et la tendresse paternelle avec lesquelles il les visitait et leur parlait, contribuèrent extrêmement à cet heureux résultat. Mais ce qui y aida davantage, ce furent les prières continuelles qu'il adressait à Dieu pour ce peuple qui lui était confié, et la célébration continuelle du Sacrifice de nos autels. Il assistait les pauvres, il rachetait les captifs, il visitait et secourait les malades dont il avait toujours les noms imprimés dans sa mémoire; il consolait les affligés, et, pour dire tout en un mot, avec les Actes de sa vie, qui se trouvent dans les archives de Rouen, il pourvut en toutes choses à l'utilité de tout le monde.

Il y a surtout trois événements qui l'ont rendu célèbre dans l'histoire ecclésiastique. II coopéra, avec Saint Remi, Saint Médard, son frère, et Saint Waast, à l'entière conversion et au Baptême de Clovis, notre premier roi chrétien, comme il est rapporté dans les anciennes Leçons de l'église qui porte son nom à Rouen. Il assista, l'an 511, au premier Concile d'Orléans, un des plus célèbres de France; il y souscrivit en ces termes : Gilderadus, episcopus ecclesiae Rothomagensis metropolis, subscripsi. - Gildard, Evêque de l'Eglise métropolitaine de Rouen, j'ai souscrit.

Enfin, il consacra Saint Lô, pour Evêque de Coutances. Ce n'était qu'un enfant de douze ans et qui n'avait pas même la première tonsure; mais Possesseur, Evêque de ce siége, étant décédé, Dieu fit connaître, par des signes manifestes, qu'il l'avait choisi pour pasteur de son troupeau. L'Ange, qui avait révélé ce choix à deux Prêtres de sainte vie de la même Eglise, le révéla aussi au roi Childebert, qui donna son consentement. Cependant Saint Gildard, à qui, comme Métropolitain, il appartenait de confirmer l'élection du clergé, et de donner l'imposition des mains, y trouva de grandes difficultés. Il avait devant les yeux la défense que fait Saint Paul d'élever trop tôt aux dignités ecclésiastiques; il connaissait aussi les Canons de l'Eglise qui ne permettaient pas de consacrer Prêtre et Evêque avant l'âge de trente ans. On lui disait que Dieu pouvait dispenser de ces lois, et que la déclaration que l'Ange avait faite de sa divine volonté en était une dispense suffisante; mais il savait qu'il ne fallait pas croire à tout esprit, et que le meilleur moyen de reconnaître la vérité d'une révélation était d'en douter d'abord et de l'avoir pour suspecte. Il vint donc trouver le roi pour lui exposer son embarras, et lui dire que c'était une chose si inouïe de faire un Evêque à douze ans, qu'il n'osait s'attirer le reproche d'avoir donné un exemple si dangereux. Mais le roi l'ayant assuré de la vision qu'il avait eue ci-dessus, il eut recours à la prière, et alors Dieu lui fit connaître qu'étant au-dessus de toutes les lois, il avait des coups privilégiés, et que, comme il voulait donner à cet enfant la prudence et la maturité d'un vieillard, il voulait aussi qu'il fit, par un choix extraordinaire, l'Evêque de la ville de Coutance.

Ainsi, notre Saint l'embrassa comme son confrère, et le consacra par l'imposition des mains, qui, en lui donnant le Saint-Esprit, lui donna en même temps la sagesse et la vigueur épiscopales.

Peu d'années après, ce bienheureux Archevêque, consumé de travaux et de pénitences, tomba dans une maladie mortelle qui lui fit connaître que l'heure de son départ et de sa récompense approchait; il s'y prépara par la réception des Sacrements et par un renouvellement de ferveur, et rendit enfin son esprit à Dieu au milieu d'une grande lumière et sous la forme d'une colombe, comme le dit une leçon de son office. Son corps fut enterré dans sa cathédrale, qui porte son nom, et, depuis, il a été transporté à Soissons et déposé dans l'Abbaye de Saint-Médard, comme nous le dirons bientôt. Le jour de sa naissance au Ciel est marqué au 8 juin et vers l'année 545.

Revenons maintenant à Saint Médard : ce Saint Prêtre, jusqu'au temps de sa promotion à l'épiscopat, assista son père, son Evêque et nos rois de ses sages conseils, et édifia merveilleusement tout le Vermandois par la sainteté de sa vie et par la force de ses discours et de ses exhortations. Sa charité envers les pauvres ne se bornait pas à leur distribuer du pain, des vêtements, toutes les choses nécessaires à la vie; dans son zèle pour leur salut, il en arracha un grand nombre à l'ignorance, au péché, à des habitudes criminelles. Pour accomplir une tâche souvent si difficile et si rude, il ne recula devant aucun péril, devant aucun sacrifice. Cependant, notre Saint n'oubliait pas de visiter souvent ses chers Salenciens. Ce fut, dit-on, dans une de ces courses apostoliques aux environs de Noyon, qu'il les dota de la belle et touchante institution connue sous le nom de fête de la Rosière. Si aucun document positif ne vient appuyer cette opinion, elle trouve un argument assez puissant en sa faveur dans la tradition ancienne et constante du pays.

NOTE (PAPISTE) EXTRAITE D'UNE LETTRE INSÉRÉE DANS "L'ANNÉE LITTÉRAIRE", AN 1766, N° 19 - GODESCARD, ÉDIT. LEFORT, DE LILLE. :

On attribue à Saint Médard l'institution de la fête de la Rosière. Ce bon Evêque avait imaginé de donner tous les ans à celle des filles de sa terre de Salency qui jouirait de la plus grande réputation de vertu, une somme de 25 livres, et une couronne ou chapeau de roses. On dit qu'il donna lui-même ce prix glorieux à l'une de ses soeurs, que la voix publique avait nommée pour être Rosière. On voyait au-dessus de l'autel de la chapelle (papiste) de Saint-Médard, située à l'une des extrémités du village de Salency, un tableau où ce Saint Prélat est représenté en habits pontificaux, et mettant une couronne de roses sur la tête de sa soeur, qui est coiffée en cheveux et à genoux.

Cette récompense devint pour les filles de Salency un puissant motif de sagesse. Saint Médard, frappé de cet avantage, en perpétua l'établissement. Il détacha des domaines de sa terre 11 à 12 arpents, dont il affecta les revenus au paiement des 25 livres et des frais accessoires de la cérémonie de la Rosière. Par le titre de la fondation, il faut non seulement que la Rosière ait une conduite irréprochable, mais que son père, sa mère, ses frères, ses soeurs et autres parents, en remontant jusqu'à la quatrième génération, soient eux-mêmes irrépréhensibles; la tache la plus légère, le moindre soupçon, le plus petit nuage dans la famille serait un titre d'exclusion.

Le seigneur de Salency a toujours été en possession du droit de choisir la Rosière entre trois filles natives du village de Salency, qu'on lui présente un mois d'avance. Lorsqu'il l'a nommée, il est obligé de la faire annoncer au prône de sa paroisse, afin que les autres filles, ses rivales, aient le temps d'examiner ce choix et de le contredire, s'il n'était pas conforme à la justice la plus rigoureuse. Cet examen se fait avec l'impartialité la plus sévère, et ce n'est que d'après cette épreuve que le choix du seigneur est confirmé.

Le 8 juin, jour de la fête de Saint Médard, ou bien le dimanche le plus rapproché de ce jour, vers les 2 heures de l'après-midi, la Rosière, vêtue de blanc, frisée, poudrée, les cheveux flottants en boucles sur ses épaules, accompagnée de sa famille et de douze filles aussi vêtues de blanc, avec un large ruban bleu en baudrier, se rend au château de Salency au son de divers instruments. Le seigneur ou son préposé et son bailli, précédés des mêmes instruments, et suivis d'un nombreux cortège, la mènent à la paroisse, où elle entend les Vêpres sur un prie-Dieu placé au milieu du choeur.

Les Vêpres finies, le clergé sort processionnellement avec le peuple pour aller à la chapelle de Saint-Médard. C'est là que le curé ou l'officiant bénit la couronne ou le chapeau de roses qui est sur l'autel. Ce chapeau est entouré d'un ruban bleu et garni sur le devant d'un anneau d'argent. Après la bénédiction et un discours analogue au sujet, le célébrant pose la couronne sur la tête de la Rosière, qui est à genoux, et lui remet en même temps les 25 livres, en
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MessageSujet: Re: Saint Médard de Tournai-Noyon; 8 - 21 juin   Dim 21 Juin - 15:19

présence du seigneur et des officiers de sa justice. La Rosière ainsi couronnée, est reconduite à la paroisse, où l'on chante le Te Deum et une Antienne à Saint Médard.

Cette touchante cérémonie, interrompue pendant la révolution, a été rétablie en 1812, et depuis cette époque elle se renouvelle chaque année; mais le temps y a apporté quelques modifications. La Rosière reçoit actuellement une somme de 300 francs [français de 1766], dont le conseil municipal fournit la moitié. On voit dans la chapelle de Saint-Médard, située à l'entrée du village et dans le lieu même où le Saint était né, un tableau qui contient les noms des Rosières; un ou deux de ces noms ont été effacés, parce que celles qui les portaient se sont rendues indignes du titre honorable qu'elles avaient reçu.

On ne saurait croire combien cet établissement a excité à Salency l'émulation des moeurs et de la sagesse. Quoique les habitants de ce village soient au nombre d'environ 500, on assure qu'il n'y a pas un seul exemple de crime commis par un naturel du lieu, pas même d'un vice grossier, encore moins d'une faiblesse de la part du sexe.


Saint Médard fit aussi de grands miracles, qui lui donnèrent une si haute réputation, qu'on le regardait lui-même comme un prodige de grâce et comme l'un des plus Saints personnages de son siècle. Dieu prit sa défense et sa protection en toutes choses. Un voleur étant entré le soir dans sa vigne, et y ayant fait un grand dégât, il n'en put trouver l'issue durant toute la nuit, ni se décharger de son butin; on le trouva, le lendemain matin, son vol entre ses mains, et dans un effroi merveilleux à cause de l'étrange nuit qu'il avait passée. On voulait le punir comme larron; mais le Saint lui pardonna et lui donna même, par grâce, ce qu'il avait voulu enlever contre la justice. Un autre, lui ayant dérobé ses ruches, fut tellement poursuivi par les abeilles, qu'il fut contraint de se jeter à ses pieds et de lui demander pardon pour en être délivré, ce qu'il obtint sans difficulté. Un troisième, qui avait emmené un taureau de son troupeau, fut obligé de le ramener, parce que la clochette, qui était pendue au cou de cet animal, en quelque lieu qu'il la mit, sonnait continuellement d'elle-même, et rendait témoignage de son larcin. L'armée du roi Clotaire Ier ayant fait de grands ravages dans le Vermandois, les chariots sur lesquels les soldats avaient chargé leur butin, demeurèrent immobiles, et ne purent jamais avancer jusqu'à ce qu'ils eussent fait restitution et que le Saint Prêtre leur eut donné sa bénédiction. Il délivra aussi un nommé Tosion d'un démon très cruel qui le tourmentait, en faisant seulement sur lui le signe de la Croix.

Ses travaux, ses vertus et ses miracles avaient rendu son nom célèbre, même dans des contrées éloignées; mais sa mission n'était pas remplie, et il ne lui fut pas encore permis de se préparer dans la retraite au voyage de l'éternité : il dut combattre les combats du Seigneur jusqu'à son dernier soupir. Appelé à gouverner l'église de Vermand, devenue veuve de son pasteur par la mort d'Abuser, il essaya de se soustraire à cet honneur, alléguant son âge avancé et la diminution de ses forces. Toutes ses résistances échouèrent devant les efforts réunis du roi, du clergé, du peuple et du Saint Pontife Rémi : la volonté de Dieu était manifeste; il fallut qu'il se résignât de recevoir l'onction épiscopale. Il fut sacré Evêque de Vermand par Saint Rémi, qui était alors à la fin de sa glorieuse carrière.

A peine élevé sur la chaire épiscopale, il fit paraître plus que jamais sa charité envers les pauvres, son soin pour la conversion des pécheurs, sa compassion pour tous les misérables, et sa véritable dévotion envers Dieu. Mais comme, un peu avant son élection, tout le pays autour de l'Oise, et de la Somme avait été misérablement pillé et dévasté par les Huns, les Vandales et d'autres barbares, et que sa ville épiscopale était continuellement exposée à de semblables insultes, il prit la résolution de transférer son siège et de faire venir la plupart de son peuple à Noyon, forteresse considérable, où il aurait moins sujet de craindre les courses des ennemis. Dieu bénit admirablement ce dessein, et Noyon devint une grande ville et un des beaux évêchés de France, auquel la comté-pairie était attachée.

Quelques années après, Saint Eleuthère, à qui Saint Médard avait prédit, étant écolier avec, lui, qu'il serait Evêque, laissa l'évêché de Tournai vacant par sa naissance au Ciel; tous les Chrétiens de cette ville demandèrent instamment notre Saint pour Prélat. Cette proposition lui parut inadmissible, n'étant permis à personne, selon les Canons, de posséder ensemble deux évêchés. Mais le roi, les Evêques de la province, Saint Rémi même, le Métropolitain, et enfin le Pape de Rome Hormisdas, considérant les besoins du diocèse de Tournai, qui était encore plongé, partie dans l'idolâtrie et partie dans les vices infâmes que le mélange des barbares y avait attirés, jugèrent nécessaire de lui accorder cet excellent pasteur. Il unit donc ensemble ces deux diocèses, mais sans ôter, ni à Noyon, ni à Tournai, la qualité de ville épiscopale, et il se consacra à travailler en l'une et en l'autre au salut des âmes et à la ruine de la puissance du démon qui y exerçait sa tyrannie. Il eut surtout des maux incroyables à souffrir dans Tournai; il y fut chargé d'injures et couvert d'opprobres; il se vit souvent menacé de la mort, et condamné par des furieux aux derniers supplices; mais comme il était inébranlable au milieu de ces tempêtes, et qu'il souffrait tous ces mauvais traitements avec une constance qui ne put jamais être altérée; il dompta enfin la dureté des infidèles et des libertins, et, en peu de temps, il fit tant de conversions et régénéra tant d'idolâtres dans les fonts sacrés du Baptême, que tout le diocèse changea de face, et qu'on y vit reluire, avec grand éclat, la lumière du Christianisme. Fortunat remarque, en sa vie, qu'il y fit spirituellement tout ce que Notre Seigneur promet dans l'Evangile aux prédicateurs apostoliques: il chassa les démons au nom de Jésus-Christ, parce qu'il les bannit de l'âme de ceux qui se convertirent et reçurent la Foi; il parla des langues nouvelles, parce qu'il annonça aux infidèles des vérités qui leur étaient inconnues, dont ils n'avalent jamais ouï parler; il extermina les serpents, parce qu'il munit les Chrétiens contre toutes les tentations du grand dragon et du serpent infernal; il but du poison sans en être offensé, parce que, recevant la confession de tous les pécheurs, il se remplit, pour ainsi dire, du venin de leur crime, sans que la pureté de son âme en fût altérée; il guérit enfin les malades en leur imposant les mains, parce qu'ayant trouvé presque tous ses diocésains spirituellement malades par la violence de leurs mauvaises habitudes et de leurs passions, il les fit revenir en santé en leur imprimant la haine du vice et l'amour de la vertu.

De retour dans le diocèse de Noyon, Saint Médard consacra le reste de ses forces à cette portion si chère de son troupeau. Un des plus remarquables événements de son épiscopat fut l'arrivée à Noyon de Sainte Radegonde, qui se retirait, avec l'assentiment du roi, des honneurs de la cour, et venait demander au Saint Evêque le voile qui devait la consacrer à la vie religieuse. Saint Médard fit d'abord quelques difficultés, dans la crainte que Clotaire, se repentant plus tard de la liberté laissée à la vertueuse princesse, ne fit retomber sur la religion une séparation qu'elle eût rendue irrévocable.

Mais la Sainte éloquence de Radegonde, l'inspiration qui brillait dans ses instances triomphèrent enfin de cette louable prudence. Le Prélat imposa les mains à la jeune reine, et ajouta une gloire de plus à toutes celles de son illustre épiscopat. Les traditions du Moyen-âge ont conservé le souvenir de ce fait dans les peintures murales de l'ancienne collégiale poitevine, où Saint Médard figure sur la voûte du sanctuaire parmi les Evêques dont Radegonde avait eu l'estime et l'amitié.

Sur ces entrefaites, une grave maladie, jointe à une grande vieillesse, lui donna des gages comme assurés de sa prochaine délivrance. Le roi Clotaire, l'ayant appris, vint trouver le Saint Prélat pour recevoir sa bénédiction. Ce prince, repentant de la cruauté qu'il avait exercée envers Chramne et la famille de ce fils rebelle, confessa publiquement son crime. Son aveu, ses regrets, la pénitence à laquelle il se soumit, lui en méritèrent l'absolution. Puis il lui demanda où il voulait être enterré; Médard dit que ce devait être dans sa cathédrale, selon l'usage des autres Evêques; mais le roi insista fortement pour que son corps fût transporté à Soissons, où il ferait une basilique magnifique pour lui servir de tombeau: le Saint fut obligé de céder. Peu de temps après, il exhala son âme toute pure; quelques-uns de ceux qui étaient présents la virent monter dans le ciel; il parut aussi, durant deux heures, des lumières célestes auprès de son corps, qui firent assez voir qu'il était sorti des ténèbres de cette vie mortelle pour entrer dans la lumière de la vie immortelle.

Dès le lendemain, les Evêques qui étaient à Noyon ayant célébré l’Office funèbre en présence du Saint corps, on vit arriver une foule nombreuse, tant du peuple que de la noblesse, pour assister à ses obsèques. Ils demandaient tous qu'on ne leur arrachât pas un si précieux trésor pour le transporter en un autre diocèse; mais le roi demeura ferme dans sa résolution, et chargea lui-même ce précieux fardeau sur ses épaules royales; les Evêques et les premiers de la cour l'aidèrent en cet office de piété; et, se relevant ainsi les uns et les autres, ils passèrent la rivière d'Aisne à Attichy, et vinrent jusqu'au bourg de Crouy, à deux cents pas de Soissons, lieu où le roi avait résolu de bâtir sa nouvelle église.

Quand on fut en ce lieu, le cercueil devint entièrement immobile, sans qu'on le pût lever ni de côté ni d'autre, jusqu'à ce que le roi eut fait don de la moitié de ce bourg de son domaine, qui était de la mense royale, pour l'entretien de ceux qui y célébreraient les Divins Offices. Mais comme après cette donation le cercueil se laissait lever d'un côté et restait si pesant de l'autre, qu'il était impossible de le remuer, il fit le don tout entier, et en fit expédier sur-le-champ des lettres patentes, scellées de son sceau; alors, le Saint corps se hissa aisément transporter où on voulut. Avant qu'on fermât entièrement son tombeau, on vit deux belles colombes descendre du ciel, et une troisième, plus blanche que la neige, sortir de sa bouche: signe manifeste que les Anges étaient venus au-devant de son âme, et qu'elle était sortie de son corps avec une innocence et une pureté angéliques.

Tant de merveilles portèrent encore le roi à presser la construction de la basilique. Il en prépara donc tous les matériaux; mais, étant mort bientôt après dans son château de Compiègne, il laissa ce soin à son fils, Sigebert, qui s'en acquitta très dignement. Les rois qui le suivirent, comme Clotaire, père de Dagobert, Louis le Débonnaire et Charles le Chauve, rendirent encore cette église plus magnifique. On y ajouta aussi un monastère qui fut donné aux Moines de Saint-Benoit, et qui a été si illustre, que Saint Grégoire Pape de Rome, l'ayant soumis immédiatement au siège patriarcal de Rome, et l'ayant doté d'autres grands privilèges, le fit chef de tous les Monastères de France. On y a vu jusqu'à quatre cents Moines qui y chantaient jour et nuit, l'un après l'autre, les louanges de Dieu, comme faisaient leurs frères d'Orient qu'on appelait les Acémètes. Grand nombre de bourgs, de fiefs, de prieurés et de prévôtés en dépendaient, et l'Abbé avait même autrefois pouvoir de battre monnaie.

Saint Médard s’endormit vers l'an 543, le 8 juin. On est obligé de reculer sa naissance céleste au-delà de 560, parce que, Saint Médard donna à Clotaire l'absolution du crime qu'il avait commis en faisant brûler son fils naturel Chramne, pour révolte, faits se rapportant à l'an 560.

Dans l’iconographie, on représente ordinairement Saint Médard avec un aigle qui étend ses ailes au-dessus de sa tète, et le garantit de la pluie. Cela rappelle le fait qu'on a lu au commencement de sa vie. On le représente aussi avec un cheval à ses côtés.

Tropaire de Saint Médard, ton 4
Toi qui veillas avec amour sur ton troupeau
Et combattis le vice avec ardeur,
Toi le modèle des pontifes,
Vénérable Evêque Médard,
Envoie sur nos terres la pluie bienfaisante
Et prie le Christ notre Dieu
De nous envoyer la rosée de Ses grâces.
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